RE
caractère de la bonorum venditio qui porte toujours sur une universalité.
Il nous faut aussi signaler un usage rapporté par Tite- Live et Denis d'Halycarnasse dont aucune explication satisfaisante n’a été donnée. Ces auteurs nous apprennent que toutes les proscriptiones commençaient par les mots : « Biens de Porsenna à vendre » ; ce qui serait pour eux un souvenir de la vente des nombreux objets qu'aurait abandonnés Porsenna, en levant le siège de Rome, pour témoigner de sa considération pour le peuple romain. Niebuhr croit, au contraire, que Porsenna fut forcé de fuir, laissant un gros butin que l’on vendit aux enchères. Ainsi serait restée la dénomination de : « biens de Porsenna à vendre », à toute vente faite aux enchères. Ce point nous paraît fort obscur et peu intéressant.
Enfin, la vente accomplie, un nouveau délai courait encore en faveur de l’ancien propriétaire ou de ses héritiers, qui pouvaient reprendre les biens en se libérant vis-à-vis des créanciers. Ce délai était de vingt jours pour les morts, et de trente pour les vivants f.
Certains auteurs? ont soutenu que la contrainte par corps était le préliminaire forcé de la bonorum tenditio. ls se fondent sur un texte de la loi Rubria :
Praætor…. eosque ducr bona eorum possideri, proscrt-
1 Gaïus, Comment. II, $$ T1 à T9. — Tuéopnice, Paraphr. ad. Inst. Just., lib. III, t. 22, pr.
2 V. not. Zimmenw, $ 76.