‹ De la Bonorum VenditioChapitre 41 sur 48 · AA · texte numérisé non relu

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mettent l'explication suivante : le jugement constitue un véritable transport judiciaire, qui a les mêmes caractères et doit avoir les mêmes effets qu'un transport conventionnel.

Le tiers saisi, ne pouvant plus se libérer autrement que dans les mains du saisissant, se trouve par là directement obligé envers lui. Ainsi il faut conclure qu’au saisissant seul appartient désormais le droit de mettre ses litres à exécution contre le nouveau débiteur. Le saisi ne restant plus créancier et ne pouvant plus agir contre le tiers saisi qu'autant que ce dernier resterait encore redevable au-delà des causes de la saisie, il y a là, jusqu’à concurrence des causes de la saisie, un véritable dessaisissement et impossibilité qu'une saisie postérieure puisse attribuer quelque droit à celui quitdiexercen:

1 On peut faire de nombreuses objections contre ce système. Il nous paraît certain qu'on crée un privilège en faveur du créancier, qui a fait valider son opposition, alors qu'aucun texte ne l'établit. Ce privilège admis, il est illogique que le créancier ne puisse l'exercer que si la saisie-arrôt frappe des sommes d'argent. D'autre part, les reproches qu'on adresse au premiér système — de ne faire produire aucun effet sérieux au jugement de validité et de traiter de la même manière créanciers diligents et créanciers négligents — nous semblent mal fondés. Nous avons indiqué les: effets que produit dans cette opinion le jugement de validité. Quant au second reproche, nous ne trouvons point choquant de traiter de la mème manière tous les créanciers. Aucune saisie, en effet, ne donne un privilège au saisissant. Si je fais procéder à la saisie-exécution des biens de mon débiteur, ne suis-je point forcé'de subir le concours de tous les créanciers négligents, qui ne se feront connaitre qu'au moment de la distribution par contribution ? Où est donc la récompense de ma diligence ? Enfin, on sait combien sont fragiles les explications, qui consistent à dire que nous nous trouvons en présence d'un contrat judiciaire. Ces mots sont vides de sens, puisque le contrat est un accord de volontés et que souvent cet accord n'existe point. Quelquefois mème le saisi fait défaut; comment

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