D PIRE
Cette 2ndefensio peut se produire avant ou après la htis contestatio.
Le demandeur invite le défendeur à le suivre à jure : celui-ci peut obéir ou constituer un représentant capable; la procédure s'engage alors par la ltis contestatio et suivra Son Cours ordinaire.
Il peut aussi fournir caution de comparaître à jour fixe : caulio in jure sistendi, ce que l'on appelle vadimontum promiltere. Si le défendeur comparaît, nous retombons dans l’hypothèse précédente. S'il ne comparaît pas au jour venu, il manque de parole: il y a desertio vadimont, c'est-à-dire non-comparution d’un défendeur qui, soit #n jure, soit extra jus, a fourni la cautio in jure sisiench. Peu importe si cette non-comparution est frauduleuse ou résulte d'une simple faute. Le préteur, dans ce cas, enverra le demandeur en possession des biens du défendeur et même ordonnera la vente, si le défendeur persiste dans son refus de comparaître.
Que se passera-t-il si le défendeur, obéissant à la vocatio in jus, comparaît devant le magistrat, mais refuse d'engager le débat? Ulpien prévoit ce cas?, et semble l’assimiler au cas de latitatio, que nous allons étudier: il y a lieu à bonorum venditio.
Nous avons supposé jusqu'ici que le demandeur a pu adresser au défendeur la vocatio in Jus. Quelle solution donnerons-nous si cette vocatio ne peut avoir lieu,
1 L. 2, pr., et L. 6,81. — Dig., Quib. ex caus. ? L. 52. — Dig., De reg. jur. ant.