‹ De la Bourse Sérieuse: Rétro-Olécranienne Sous-Cutanée et de ses MaladiesChapitre 20 sur 97 · PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE

L. — Adhérence de la bourse séreuse' rétro-olécrânienne aux tissus ambiants. — La paroi profonde de la bourse séreuse rétro-olécrânienne est toujours excessivement difficile à détacher de l’olécrâne. Elle semble dans certains cas se confondre avec le périvste.

Ellé est d’autant plus adhérente que l’âge est plus avancé. Chez l'enfant elle se détache avec une facilité relative. Quant à la paroi superficielle elle se continue avec le tissu cellulaire dont elle n’est que la condensation.

II. — Liquide contenu duns la bourse séreuse r:tro-olécrâänienne. — Ce liquide est toujours peu abondant lorsque la bourse séreuse rétro-o'écrânienne est saine.

Il est incolore, légèrement giuant, ressemble un peu à la synovie des joiutiires.

Il est plus abondant chez l'enfant à sa naissance (Huberson) et d'autant plus rare que l’âze est plus avancé,

Ce liquide, Lour à tour versé et repuisé dans fa cavité entretient la souplesse de la paroi et facilite le glissement.

Il existe en quantité d'autant plus grande et est d’autant plus visqueux que les pressions et les frottemeuts sont plus considérables au niveau de la bourse séreuse

olécrânienne (Huberson).

III. — Epaisseur de la paroi, force de résistance du tissu de la bourse séreuse rétro-olécränienne. — Le tissu cellulaire qui borde la cavité séreuse rétro-olécrânienne est d’autant plus dense qu’il est plus rapproché du centre de cette cavilé.

L’épaisseur de la paroi et sa résistance est d'autant plus considérable que le sujet est plus âgé, et que la bourse séreuse rétro-olécrânienne a été le siège de frottements et de traumalismes plus fréquents, de pression plus forte et plus prolongée.

La silualion superficielle de la bourse séreuse rétroolécrânienne, son siège sur un plan dur (olécrâné) font que ses parois sont les plus épaisses de toutes les bourses sous-culanées, si l’on en excepte, dans certains cas, la bourse séreuse prérotulienne.

Les parois de la bourse séreuse rétro-olécrânienne saine, bien que moins épaisses, plus transparentes, sont pourtant plus résistantes, moins friables que celles d'une bourse séreuse rétro-olécrânienne atteinte de bursite aiguë ou subaiguë.

IV. — Extensibililé des parois de la bourse séreuse rétroolécränienne. — Ces parois sont douces d’une extensibilité manifeste, et possible dans de très grandes limites, pourvu qu’elle soit développée par une force graduée et lente. Ainsi, on voit la bourse séreuse rétro-olécrânienne se laisser distendre d’une façon considérable dans les cas où se produit dans la cavité un épanchement séreux ou hématique.

Quand on veut mettre en jeu brusquement son extensibilité on amène la rupture de la paroi.

DM

Nous avons pu injecter dans la cavité jusqu'à 40 grammes d’eau.

V.— Contraclililé et tonicilé des parois de la bourse séreuse rélro-olécränienne. — C'est la propriété opposée à la précédente. Elle se manifeste, quand après une ampliation considérable, la bourse séreuse rétro-olécrânienne revient sur elle-même par la propre élasticilé de son tissu. C’est ce qui arrive après l'évacuation d’un épanchement séreux dans la bourse séreuse rétro-olécrânienne si les paro s ne sont pas épaissies.

Huberson admet cette contractilité, cette tonicité, mais, d’après lui « il pourrait bien se faire que ce retour sur elle-même tint à l’élasticité de la peau ».

Nous pensons avec lui que l’élasticité de la peau entre aussi en jeu dans ce cas, à la façon d’une bande de caoutchouc qui comprimerait la bourse séreuse rétro-olécrànieune, mais nous croyons que les parois de la bourse séreuse rétro-olécrânienne ont une contraclilité propre. Nous n'avons malheureusement pu expérimenter que sur le cadavre, et nous pensons que celle tonicilé est plus considérable encore chez le vivant. Après avoir disséqué avec soin la peau, le tissu cellulaire et le fascia superficialis, en dédolant, nous avons injecté de l’eau dans la bourse séreuse rétro-olécrânienne jusqu’à ce qu’elle atteignit le volume d'une noix.

Deux heures après nous avons fait sortir le liquide. Quelque temps après les parois de la bourse séreuse rétroolécr ânienne s'étaient rétractées. Le lendemain la cavité ne paraissait pas sensiblement plus considérable qu'avant

l'injection.

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Mais, cette contractilité, cette tonicité s'épuise quand ces parois sont soumises à des extensions fréquentes et de longue durée, et à la suite d’un hygroma volumineux disparu, la cavité demeure parfois considérable.

VI. — Peñméabilité. — Amodru (1) sur l'inspiration du professeur Tillaux, a montré que les liquides traversent facilement la bourse séreuse synoviale du genou, par imbibition.

La bourse séreuse rétro-olécrânienne qui est moins parfaile que la séreuse articulaire du genou devait aussi ge laisser traverser par les liquides.

Pour nous en assurer, nous avons répété sur elle les expériences faites par Fodera sur la cavilé pleurale, Lebkuckner sur le périloine et Amodru sur la séreuse arliculaire du genou.

ExPÉRIENCE I. — Une solution de prussiate de potasse est iujeclée dans la bourse séreu-e rétro-olécrânienne droite d’un chien. Cinq minutes après, on lourhe la bourse à l’extérieur avec une goutte de perchlorure de fer. On obtient aussitôt la coloration bleue qui caractirise la réaction de ces deux sels (formation de ferro-cyanure de potassium).

EXPÉRIENCE IL. — Une solution de prussiate de potasse est iujectée dans la bourse séreuse rétro-olécrinienne gauche d'un chien. On touche immédiatement après la paroi extérieure de la bourse séreuse avec du perchlorure de fer. On n'obtient pas la couleur bleue. Au bout de deux minutes une teinte à peine sensible apparaît. Au

bout de quatre minutes la teiute est caractéristique.

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