‹ De la Bourse Sérieuse: Rétro-Olécranienne Sous-Cutanée et de ses MaladiesChapitre 40 sur 97 · Chassaignac. Traité de La suppuration, p · texte numérisé non relu

Chassaignac. Traité de La suppuration, p

distinguer de la précédente, à cause de sa résistance et de sa dureté et dûe à une augmentation de l’olécrâne, à une sorte d’exostose de cette partie du cubitus. Cette tumeur était survenue lentement et avait augmenté continuellement, mais d'une façon insensible. Ce malade nous a déclaré n’avoir jamais eu la syphilis. Il n’a jamais présenté et ne présentait d'ailleurs pas en ce moment de stigmates actuels de cette affection.

Cette hypertrophie de l'os vient, sans doute, d’une excitation continuelle du périoste, dûe elle-même, soit à la pression constante et aux frottements répétés, nécessités par certaines professions, soit à la contiguité, au voisinage des parois bursales, irritées elles-mêmes par des traumatismes chroniques.

Dans le premier cas, l'augmentation du volume de la bourse séreuse rétro-olécrânienne et l'augmentation du volume de l’olécrâne seraient parallèles.

Dans le second, la bursite précéderait la périostite. Enfin,. il est possible que cette excitation du périoste soit dûe tout à la fois aux pressions et frottements directs qu'il supporte d’une part et de l’autre, au voisinage du tissu enflammé chroniquement de la bourse séreuse.

On peut même penser que, dans certains cas, cette augmentation apparente du volume de l’olécrâne n’est pas due à une hypertrophie du tissu osseux, mais simplement à un gonflement du périoste, causé, soit par la contiguité de la bursite, soit par le frottement.

Mais, cette hypothèse ne saurait être admise que dans le cas où l’augmentalion apparente du volume de l'olécrâne est minime.

Dans les cas où elle est considérable nous la croyons due à la production de substance osseuse néoformée.

Nous en avons trouvé un exemple lorsque nous poursuivions nos recherches anatomiques sur la bouse séreuse rétro-olécrânienne.

Un sujet nous a présenté au-dessous d’une bursite à parois épaisses et proliférantes, à cavité peu vaste, contenant peu de liquide et manifestement de date ancienne, un périoste épaissi et vascularisé, se détachant facilement de l’olécrâne, et au-dessous une apophyse olécrânienne offrant des dimensions presque doubles de celles de l’olécrâne du côté opposé.

Péan (1) cite aussi incidemment un cas « d’hygroma lypique, mais reposant sur un os assez fortement développé

quoique réguliérement. »

2 Bursite inflammatoire par propagation

BURSITE LYMPHANGITIQUE

Nélaton (1844), Chassaignac, Jamain et Terrier, Pineau, Duplay, Lacoste, Lamourdedieu, Turrel, Péan, ont montré la facilité avec laquelle la bourse séreuse rétro-olécrânienne s’enflamme et même suppure à la suite

d’une lymphangile voisine (2).

Page 1