Garrod (loco citato, p
qu'il parle précisément des cas où la goutte a débulé par un autre point que le gros orteil.
Mais Gaget ne se souvient pas d’avoir reçu au coude de traumalisme spécial, de choc de quelque importance. Est-il besoin d’un coup, d’un heurt violeut pour appeler la manifestalion goutteuse sur un point de l'organisme désigné par ce traumatisme ? Nous pensons qu’une pression continuelle, un frottement chronique pourra jouer le même rôle. £ Or, Gaget nous avoue que, pendant de longues stations assis, devant son comptoir, il a l’habitude de s’accouder sur son coude gauche ; rarement sur son coude droit, à cause de l'orientation de sa fenêtre ; et cette position, il la prend depuis vingt ans, tous les jours, près de douze heures par jour. Il ne nous paraît pas impossible que cette attitude a pu contribuer à appeler sur la bourse séreuse rétro-olécrânienne la manifestation goulteuse, alors qu’au contraire les orteils, peu soumis à des traumalismes chez notre malade, ont pu demeurer indemnes. Il nous à paru également intéressant que le malade n'ait ressenti à aucun moment la moindre douleur au niveau de la bourse séreuse rétro-olécrânienne, pas même pendant les périodes où le tophus s’est augmenté d'une façon subaiguë. | Dans la goulte, la douleur a d'habitule une intensité particulière, Même lorsqu'elle ne se fait pas ressentir d’une façon aussi aiguë le malade se plaint d’une douleur
légère, d’un picotement, comme le dit Trousseau (1).