Saffar. Thèse de Montpellier
3. Sydenham, Œuv'es (Tradacéiion Jaal: Baume). Tome 1 fièvres intermittenies, p. 71.
4. Bœrhave. T'raiié des fiévies irlcrmil'entes (aphorismes commentés par Van Swieten. Tredaciion Paal. Paris, 1766). p: 86 et 87.
‘ L : Dans sathèse Bénard'est fidèle aux vieux principes.
‘Les lignes-qu’il consacre à la curation de la fièvre quarie
sont à'éitèr ‘irlégralement : «<‘Nous- devons pouriàni.
remarquer ici que, malgré les nombreuses propriétés “du ‘quinquina il est ‘peu de cas où il convienne réellement au traitemeñt dé la fièvre quarte. S'i’s’enpré-
13. : 5 ; » $ x ‘sente et qu'ils soient douteux, il vaut mieux s’en abstetenir” ét ‘n’usér' dans l'incertitude, ou ‘tant ‘que “tètte
incertitude subsiste, que des’sééours puisés dans lhy-
giène: Noûs l'avons ‘que trop dé preuvés! de Ta poésibi- “lité où soht les effets dé cette écorce dé dévénir per- É nicièux ‘ét, l'abus effrayant qu'en font lés ignoranis et Fe FREE en SALE SEE volimes ‘ d’exem-
bia i jé rois, au réste, qu "employer contre ces fièvres
lé’ moins de rertièdes possililes St, dé’ious les moyens
‘dela guérir, lé meilleur peut-être et le plus sûr. Aussi, “on peut le plus souvent s’en tenir à la médecine d’ expectation, laquelle consiste à réveiller quelquefois la na-
ture et à la diriger dans ses exercices par ces secours
ou conséilé dont nous avons déjà ét'assér océAsion de
parler, ceux puisés dans l’hygiène ; et il n’est ‘pas pos-
… 1. Dans une thèse assez récente (Le Paludisme en Corse Paris, ] juin 1899) Campinchi note les abus que l’on fait de la quinine dans son île: « Vous avez les fièvres ? Prenez de la qainine ! — Et les malheureux prennent de la quinine. Ils en prennent même tellement qu'ils finissent par s’accoutumer au
médicament qui’ne produit plus aucun effet sur leur organisme, trop heureux si parfois même ils ne sont pas atteints’ S'EAbate
Sonnement quinique que l’on met ordinairement au compte du'#à
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paludisme. » P. 33, Hat i
Ce
Ca
sible de douter de là vérité de cette dérnière assertion,
- quand, surtout, il est démontré par l'expérience ‘que
cellés de ces'fièvres qui, ne ténant ‘point à ‘un vice organiqué, sont en outre abandonnées aux seuls soins de la nature ‘se terminent assez ordinairement et mème presque toujours vers la fin de l'hiver. :
__« En adoptant un plan de conduite aussi mesuré ét aussi circonspect, On n'aura point à à redouter l'inconvénient dé éértains traitements perturbateurs dont l’effet trop fréquent est de produire, au lieu du prétendu biën qu'on‘‘en attendait, tee maladies au contraire absolue et ifeurables (1). »
ces tonseits | si sages se trouvent su hui COPTOcelles qui ont été faites dans les services de A.Treille, de E. Legrain et par plusieurs de: leurs élèves. Leurs malades, atteints de fièvre intermittente parfaite, les seuls qui fassent l’ objet de la médication quinique sans autre \adjuvant, “Sont soignés ‘dans les ‘èonditiôns "du traitement occasionnel indiqué par À. Treille dès 1891, en ne s’attaquant qu'aux rechutes possibles et suivant leuriretouriréel. Le'sulfäte de quinine Ou le-sel'similairé, est administré suivant les préceptes de A. /Tréile-etta: loi: d'action decla! quinine qu'il: fifa dans ses derniets
termes en 4891. Nous en rappelons la teneur : « Dans
la-fièvrelà-sulfate-de quinine le médicamentidônméàu début'dé laceëès; à dose unique; convenable} appropriée àslas isa dustype, n'inflaence ‘en rien: RCA
énard, Thèse de Paris (808) Dissertation lhéorique el
ui sl en SÎUS HO & “ét
AE sur la fièvre quarté®
LEA De mais coupe toujours les suivants pour cinq jours au moins.»
Et maintenant, répondant à la question que nous posions en tête de ce chapitre, nous sommes en mesure de dire : les fièvres intermittentes dites « paludéennes > ne créent pas la cachexie, si le traitement a été nul ou
restreint.
B. — Dans ce chapitre nous [aurons à résoudre cette question : Une fièvre intermittente survenant chez un « paludéen » (dénommé ainsi à cause de l’hypersplénie ancienne qu'il présente) amène-t-elle l’augmentation nouvelle de la rate et la cachexie malgré l’expectation ?
L'observation et les faits cliniques vont y répondre.
Ogservarion VIII (Communiquée par M. le D" A. Treille). (/nédite).
Fièvre quarie chez un homme mégalosplénique antérieurement. Diminulion de la rate et aucunsigre de cachexie, malgré une lonque expectation et de nombreux accés.
Saïd ben Yousef, 30 ans, environ. Portefaix. Originaire de la commune de Bougie.
Entré le 28 janvier 1892 à l’infirmerie de la prison de Ja Casbah (Alger).
Antécédents personnels. — Renseignements incertains sur l’origine de sa fièvre, qu’il paraît avoir contractée pendant l’été de 1890 dans la vallée de la Soummam.Mégalosplénique depuis un temps indéterminé, mais antérieur àla fièvre quarte que l’on
constate à son entrée dans le service.
Dimensions de la rate 17/8.
28 janvier au 31 mars : 22 accès de fièvre à type quarte. Aucune intervention jusqu’à cette date.
Les dimensions de la rate sont les mêmes.
Administration de 0 gr. 05 de sulfate de quinine à 5 heures du soir, au début de l’accès. Apyrexie consécutive de 5 Nue
6 avril : Rechute suivant la loi des rechutes minima (1 +5 + Lou 31 mars + 5 — 6 avril).
Administration de 0 gr. 05 de sulfate de quinine à 3 houres du soir. Insuffisance et inefficacité de la dose.
9 avril : Accès. Expectation.
12 avril: Accès T. maxima à 7 heures soir : 4007,
Administration de 0 gr, 10 de sulfate de quinine à 3 heures soir. Insuffisance et inefficacité de ia dose.
15 avril : T. max. 4005 à 5 heures soir. Expectation.
18 avril: T. max. 40°5, O0 gr. 15 de sulfate de quinine à 3 heures soir. Insuffisance et inefficacité de la dose.
21 avril : Accès. Expectation.
24 avril : Accès, 0 gr. 20 de sulfate de quinine.
Apyrexie à type pair de huit Jours.
3 mai: Accès 0 gr. 20 de sulfate de quinine.
6 mai : Accès. Expectation.
9 mai : Accès. Une dose de 0 gr. 25 de sulfate de quinine est efficace,
Apyrexie à type pair de trente-huit jours.
17 juin : Rechute. Trois nouveaux accès.
29 juin : Troisième accès depuis la rechute. Au début de ce
troisième accès une dose de 0 gr. 30 de sulfate de quinine est
efficace.
JApyrexie de cinq jours.
5 juillet rechute suivant la loi des rechutes minima. T. maxima
40°8 à 5 heures soir. F
Administration de 0 gr. 30 de sulfate de quinine à 3 heures SOIT, ds Fatypnal |
Apyrexie de onze jours. ,
17 juillet: Rechute, 1 gramme de éulfate de quiniñe. Apyrexie consécutive. 6
Du 22 au 25: Intercurrence morbide, Fièvre. Indigestion. Embarras gastrique, Bronchite. Expectation.
Du 26 au 5 août : Apyrexie complète. À cette dernière date le malade sort Fe l notes il est transféré dans un pénitencier de Corse, ; | ”
La raté mesurait 13/9. Elle avait rétrogradé sous l'influence du repos, du régime, quoique le malade eût shpporté 38 accès, du 28 janvier au ‘17 juillet.
IL n’a jamais souffert de la rate, ni présenté dans le service
aucun signe de cachexie ou d’anémie. TRE TH
OBsEervATIiON ÜX
(Communiquée par M. le Dr A. Treille.) (/nédite.)n
Fièvre quarte chef un homme mégalosplénique antérieurement. Diminution de’ la râte et'aucun signe de cathexie malgré une longue expectation el de nombreux accès de fièv e quarte, coupée de troisaccès{ierces el par conséquent plus résistante,
Hassein ben Ali.
Age : 98 ans'environ. : ‘'!: id | A
Entre le %6 avril 1894 à l'infirmerie de la prison dé la Casbah (Alger). ns
Antécédents personnels. — Le malade est incapable de don-
œual LŸ an À ner aucun renseignement sur les conditions dans lesquelles il a : contracté sa fièvre, qui aurait été une fièvre quarte dès le début. Rate : longueur : 0 m. 20.
largeur : O0 m. 11.
Le poids de l’individu à son entrée est de 81 kil. 500., Le malade supporte 43 accès à type quarte,avec une apyrexie de cinq jours, déterminée p# une dose de 0 gr. 50 de chlorhydro-sulfate de quinine, au début du 24° accès, atténuant les deux accès suivants avant de produire l’apyrexie. Puis, apyrexie définitive, après 0 gr, 75 de chlorydro-sulfate de quinine au début du 43° accès le 30 août.
16 août : Rate : longueur : 0 m, 16.
ss largeur : O m. 11.
Le poids était au 10 août de 82 kil, 500.
30 août : Poids : 83 kil, 200.
2 septembre : cessation complète de ja fièvre jusqu’au 8 no vembre } jour, de sa sortie de l'infirmerie.
fées signe dé NÉoUE Au contraire, en dehors des accès
toutes les apparences d’ une parfaite santé,
OBsERvATION X “(Thèse de Saffar. Montpellier, FAO) ve est
Tierce. Transformation en double tierce. Jagulation Da EE anévere
Pacl..., Claude, 54 ans, RTE en Algérie depuis 1871, habite un village des environs de Bougie, près de la rivière du Sahel. SE Rat =
l'aurait eu souvent de la fièvre. antérieurement et: c’est un:
M PROS EE à ADTE PULL 9
absinthique invétéré. :