‹ De La Cachexie PaludéenneChapitre 23 sur 47 · PA · texte numérisé non relu

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La rate déborde les fausses côtes d’un travers de doigt.

Le malade qui se sent souffrant depuis une dizaine de jours n’a pris aucune médication. Il ne se rend d’ailleurs pas compte de la fin ou du commencement des accès.

Il entre à l'hôpital civil de Bougie le 25 septembre 1899.

L’expectation pure et simple démontre qu’on est en présence d’une tierce qui se transforme en double tierce.

Les accès sont progressivement décroissants et l’apyrexie complète se montre à partir du 1° octobre.

Sortie le 8.

La rate n’a pas varié de volume pendant le séjour à l’hôpital.

L’apyrexie est définitive, le malade fait un séjour à l’hôpital en novembre pour bronchite aiguë sans que la fièvre fasse sa

réapparition,

Cette observation est fort intéressante. Elle montre que chez un homme à rate hypertrophiée, par suite évidemment du mauvais état de son foie et de ses habitudes alcooliques, la fièvre tierce n’augmente en rienl’hy-

persplénie, d’ailleurs modérée. Il faut noter, en outre,

que dans ce cas la fièvre s’est jugulée d'elle-même, sans ,

intervention thérapeutique, sans administration de sul-

fate de quinine.

Cette apyrexie spontanée (1), vers laquelle tend natu-.

1. Bailly écrivait en 1825 : « La terminaison spontanée des fièvres intermittentes a été reconnue dès la plus haute antiquité. » Traité analomico-pathologique des fièvres intermitten tes simples el pernicieuses. Paris, 1825, p. 3.

Œ sie

rellement la tierce, est du reste la règle ordinaire, ainsi que l'ont établie les travaux des anciens d’abord avant la découverte du quinquina, puis de nos jours ceux de A. Treille et de E. Legrain.

OBservarion XI (Personnelle.)

Fièvre tierce développée chez un mégalosplénique. Transformation en quarte puis en double quarte.

Ahmed ben Chougui, 31 ans. Employé à la Compagnie de l’'Oued Rir (Sahara algérien).

Antécédents héréditaires. — Nuls.

Antécédents personnels. — Dans son enfance va une fois dans le Tell (Châteaudun-du-Rummel) mais n'aurait pas été malade à ce moment là.

En 1907 à l’automne et à la fin du jeûne (Ramadan), à la fête de l’Aïd Srir, cet indigène est atteint de fièvre à type tierce d’après les renseignements fournis par lui. A cette époque, il défrichait une terre qui n'avait jamais été cultivée. Il ne suivit aucun traitement. Le Dr A. Treiïlle, qui le vitau mois de décembre laissa évoluer sa fièvre qui était devenue quarte. Puis la fièvre devint double quarte.

Éiat aciuel. — 14 avril 1908: Teint jaunâtre terreux. Mais il y a des années que le malade présente cet aspect, an témoignage de tous ceux qui le connaissent et de lui-même. Depuis qu’il a la fièvre la coloration terreuse de la peau n’a pas pris une intensité plus grande et sa rate n’a pas augmenté de volume.

Langue saburrale.

Pass: de: iconétipation;nè diderh ée:! Ventre:towjours ‘UN peu. douloureux: Étât.générahisatisfaisant... at sit Ia l 2 Æxamendocal.. — Foie: Long. 17 cm.

Rate : Long. 19 cm.

Larg, 10 cm.

T. 3907, à 5 heures soir.

Pouls 92. HART E: d 15 avril : Langue très saburrale. Embarras gastrique. T. 3797 à 5 h, 20 soir.

Pouls 80. sas T..37°9. à 5 h: 1/2:

Pouls 80.

E{rt Fist

mn

La fièvre, nous dit-il, est toujours plus fortele premier jour que le second. :

16 avril : Apyrexie.

17 avril : Langue lésèrement saburrale. Au moment où commence son accès de fièvre le malade nous dit éprouver des élancements et des besoins de s'étendre.

Pouls petit, serré.

1 heuresoir:,T. 3699 > P584,

2;heures soir: T. 370,

3 heures soir : T. 3802 : P. 104.

3h19: Tr8806 ': P. 104, À

À ce moment le malade absorbe une dose de 0 gr. 50 de sulfate de quinine dans une tasse de café aromatisé de jus de citron, qui aide aussi à la dissolution du sulfate de quinine,

Le pouls est déjà plus ample.

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PS Pa

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