‹ De La Cachexie PaludéenneChapitre 24 sur 47 · HOT · texte numérisé non relu

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7 h. 15 : T: 3704 : P. 80 De

À remarquer l’ascension progressive de la fièvre malgré l'administration de la dose de 0 gr. 30 de sulfate de quinine, au début de l’accès suivant'la règle.

‘18 avril a Pt température "prise lé malin et le soir à différen-

tes reprises n'accuse pas de fièvre, l’indigène nous a déclaré

lui-même qu'il n'aurait pas la fièvre aujou#d’hui, Son assertion

se trouve donc contrôlée.

24 avril : T. 38°2 ; ; P. 92 à6 h. 1/2 soir.

"Ce léger accès est venu à l'insu du malade qui a fait un trajet de sept kilomètres à pied. La langue êst toujours saburrale. d

Remarquous que épis, huit j Jopss jusqu à ce “légér accès il ny a rien eu.

97 avril "31 h. 12 soir : To 369 LP. 80.

re sh. soir : Te "879 : de 88. | Depuis cette date, l'indigène a eu encore des accès NL re quar te. Le régisseur de la Compagnie a laquelle il est attaché Jui a be conformément à mes instructions depuis ce moment

là, 3 doses de sulfate de, quinine : 20 mai, 0 gr. 50 de sulfate

de quinine ; 16 juillet, 1 gramme de sulfate de quinine ; 9 août,

Ip

0 gr. 50 de sulfate de quinine. Elies ont eu pour eïet de couper la fièvre pour une pér'ode jamais inférieure à cinq jours. Le type double quarte ne s’est plus montré, ce qui prouve une atténuation plus marquée de la fièvre. Dans le courant de septembre 1908, on note encoie, aux re ‘hutes, des accès quartes, l’état général n’a pas varié, l’appétit est ercellert et en dehors des accès cet indigène t:ava Île comme d’hebitude, malgré un été qui fut très chaud et des tempéretures à l’ombre, même en

septembre de 38 et 40°.

Orservarion XI! (Personne!le).

Fièvre quotidienne chez un hemme mégelosp'énique antérieurement. Transformaïon en quarte. Aucun sigre de cachexte malgré des accès répétés rt abserce de fraïtement. Guérison de la quarte par une seule dose de sulfate de quirine. Pas de variation dens le volume de la ra‘e. Aucun accès depuis cinq mois.

Abdallah ben Messaoud,30 ans, demeurant à Bel-Imour (Cérez) (Hauts-Plateavx). |

Antécédents héréditaires. — Nuls.

Antécédents personnels. — Variolé antérieurement.

Depuis trois ans, maux de tête, nausées. A certaines périodes, douleurs dans la région splénique, Aurait eu au début le teint Jaunâtre, les sclérotiques jaunes et des urines bilieuses. Vers la fin de l’année 1907, contracte une fièvre intermittente. Le type d’abord quotidien, suivant laffirmation très précise de cet indi= gène, devient ensuite quarte. Le malade ne consulte aucua médecin et ne suit aucun traitement.

En décembre 1907, il vient trouver le D: A. Treille qui ne relève

aucun signe de cachexie mais constate que la rate déborde notablement les fausses côtes. |

Après s'être bien assuré que cet indigène est réellement atteint de fièvre quarte parfaite le D' A, Treille lui donne luimême une dose de 0 gr. 50 de sulfate de quinine au début d’un accès quarte et qui coupe la fièvre jusqu’au 11 mai 1908. Aucune autre médication que cette seule et unique dose.

État actuel, — 11 mai 1908 : Depuis le mois de décembre dernier aucun accès de fièvre, comme on a pu s’en rendre compte dans l’exploitation agricole où il n’a cessé de travailler, On ne note aucun signe de cachexie, malgré les accès répétés de fièvre quarte dont ce malade a été atteint pendant l’automne.

Cet indigène accuse une digestion ditficile des corps gras, et une sorte d’intoxication alimentaire chaque fois qu’il mange de la viande ou du couscous froid.

. La langue est bonne. Pas de constipation ni de diarrhée,

Le foie présente des dimensions normales.

La rate a une direction oblique.

Longueur : 16 centimètres.

Largeur : 11 cent. 1/2.

La caractéristique de ces cinq observations est la suivante : Tous les sujets étaient splénomégaliques, par infection ou auto-intoxication antérieure. Dans deux cas la rate a diminué de volume, dans trois cas elle n’a pas augmenté. Chez tous les sujets les accès de fièvre ont été répétés. L’apyrexie spontanée, c'est-à-dire sans administration de médicament, s’est produite, dans un cas. Pour les quatre autres l’apyrexie est survenue ou se produit (obs. XI) avec des doses de quinine faibles,

Aucun individu n’a présenté de phénomènes cachectiques : l'augmentation de poids Peer même montrée

chez certains (aY.

1/0 octobre, le régisseur dé l’oasis de Foughala (Sahara) nous écrit que le nommé Chougui (Obs. XI) atoujours des accès de fièvre quarte, car on ne les a plus coupés depuis la dernière rechute : « IL boit, mange et travaille comme tout le monde!

et'ne ressent aucune souffrance. Le 29 septembre (quatre jours après’lé ‘début du Rhamadan). Chougui pesait 49 kilogs. Aujourd’hui 10 octobre, il pèse 51 kilogs. Cette différence doit, peut-être, être .attribuée à une nourriture plus abondante et plus nutritive absorbée pendant le Rhamadan », Par consé-

quent aucun signe de cachexie.

CA

EXAMEN ANALYTIQUE DES DIVERSES AFFECTIONS QUI ONT ÉTÉ DÉCRITES SOUS LE NOM DE CACHEXIE PALUDÉENNE

Nous examinerons maintenant les différentes maladies totalement étrangères au « paludisme » (1) qui ont permis — par la connaissance incomplète dont elles furent l’objet, — la constitution du syndrome appelé «cachexie paludéenne ».

Sans doute, la fièvre intermittente parfaite est facile à discerner par l’époque à laquelle elle naît, les lieux où elle se développe, les heures d'apparition des accès et la manière dont elle se comporte invariablement au regard du sulfate de quinine. Mais n’y a-t-il point des affections qui,par leurs manifestations fébriles, puissent donner jusqu’à l'apparence de légitimité d’accès quotidiens, tierces ou quartes ?

Nous allons voir que c’est précisément pour être parti

1. Si l’on tient à conserver le terme de « paludisme »,celui-ci ne peut s'appliquer qu'aux accidents primitifs, ou même si l’on veut primaires, qui forment, dans la nosologie, la clässe absolument distincte des fièvres que les Anciens avaient appelées,avec tant de raison, parfaites, exemptes de danger et de conséquences.

Treille 5

Hé

de considérations inexactes sur les fièvres intermittentes que l'on en est arrivé à des conclusions erronées.

Dans ses lecons cliniques sur les maladies des voies urinaires, M. le professeur Guyon a noté des analogies frappantes entre l’infoxication urineuse aiguë el l’intoxication paludéenne se traduisant par de la fièvre, du fait du retentissement de l'infection sur le rein.

Il s'exprime ainsi : « Les trois stades successifs que nous avons décrits, disions-nous, ont dû déjà éveiller dans votre esprit l’idée d’une ressemblance avec les accidents intermittents.Si telle a été votre pensée nous n’hésitons pas à vous dire qu'elle était juste. Oui, l'intoxication paludéenne nous présente la même physionomie clinique et le même tracé thermométrique. La similitude est telle que vous ne pourriez distinguer des deux tracés quel est celui qui appartient à un de nos malades et quel est celui que nous avons emprunté a un service de médecine. Même ascension subite, même température très élevée, atteignant et dépassant 41° ; même défervescence rapide, se faisant complètement en quelques heures et jugée par une sueur abondante profuse ; même retour à l'état normal une fois l'accès terminé. L'accès de fièvre intermittente comparé à un grand accès de fièvre urineuse fournit done les analogies, disons mieux, les ressemblances les plus saisissantes. Cependant le poison morbide est tout autre, mais dans l'accès, dans la lutte l'organisme réagit de la même manière ({). »

L. Guyon. Leçons cliniques sur les maladies des voies urinainatres, t. 2, p. 124.

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- «+ Lunfection urineuse chronique dans la forme de

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> «achexie urinaire simule à s'y méprendre — et on s’y

méprend — le tableau que l’on nous trace de la cachexie paludéenne :troubles digestifs, dyspepsie, consti-

pation, diarrhée, état saburral de l'appareil digestif ;

puis à un degré plus avancé : sécheresse et teinte ictérique des téguments, amaigrissement, N'est-ce pas fait pour en imposer, surtout lorsqu'on se trouve en présence d’un individu habitant un pays d’alluvions,marécageux et malsain. Dès lors, ne nous étonnons pas de voir M.le professeur Guyon écrire, non sans une certaine ironie : « Les médecins et les chirurgiens ont rencontré de ces pseudo-paludéens qui n’ont de paludique qu’une vessie qui à besoin d'être mise à sec (1). » Le professeur Forgue ajoute en manière de diagnostic « que la quinine ne « mord >» point sur les accès qui parfois se greffent sur un état fébrile continu. » (2) Ce n’est paslà un argument péremptoire, puisque, de l'avis de ceux qui reconnaissent à la cachexie paludéenne une entité morbide,c’est à lhydrothérapie et aux fortifiants que l’on doit re- - courir,

Et M. Guyon, pour montrer que la méprise sur la nature véritable de la fièvre s’est produite, cite le cas suivant : Un malade, qui été soldat en Afrique, a des acces de fièvre. Il maigrit. Son teint devient jaune. Journellement, son état s'aggrave. Bref il est sur la pente

1. Guyon. Leçons cliniques sur les maladies des voies urinaires, 1,2, p. 79.

2, Forgue, Pathol. externe, 1. 2.

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de la cachexie. De son chef, ce malade diagnostique ses accès : fièvres d'Afrique. Au bout de dix-huit mois, il finit par avouer au médecin qui le soignait, des troubles de la miction, chose à laquelle il s’était résolu difficilement « afin de n’avoir pas à confesser leur origine blennorrhagique »(1)M. Guyon trouva chez cemaladeun rétrécissement très marqué. La guérison complète, sans retour de fièvre, eut lieu après une uréthrotomie externe.

Un cas identique est rapporté par Nélaton dans ses leçons cliniques : Depuis longtemps, un homme était soigné par le sulfate de quinine « pour des accidents paludéens ». Ce traitement ne donnait aucun résultat. Un jour, on découvre la cause de la fièvre, c'était un rétrécissement uréthral que l’on avait jusqu’alors méconnu (2).

Ne quittons pas l’appareil rénal sans signaler deux cas de cachexie imputés au paludisme et qui appartiennent à des affections tout autres :

1° Le premier est désigné comme suit :

Cachexie palustre (3). Néphrite et pneumonie chroniques. Péritonite aiquë ultime. Mort. Autopsie.

L'observation de ce malade n’a pas été recueillie. « Il s’agit

, Q . . us . e + 3 k - a d’un tirailleur indigène qui avait été atteint à plusieurs reprises

de fièvre intermittente et qui, à son entrée à l'hôpital de Cons-

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