Regnard. Loco citato,p
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pertrophie de la rate. Or, si l’on se méprend sur la fièvre, on arrivera tout naturellement à invoquer les deux signes précédents — le second surtout — pour justifier une affection, qui encore une fois, est absolument étrangère au « paludisme ».
Pour bien marquer la distinction entre la fièvre biliaire à forme intermittente et la fièvre intermittente parfaite, nous n’avons qu’à reproduire les lignes suivantes empruntées à la thèse (1) de M. le professeur Dupré: « La fièvre intermittente biliaire est intermittente dans son type ; périodique, fréquemment régulière, le plus souvent vespérale dans son apparition; généralement élevée dans son degré thermique, et violente dans son accès, lequel revèt la forme classique de l’accès palustre le plus franc; chronique dans sa marche avec des rémissions souvent prolongées, suivies de brusques réveils ; grave dans son pronostic et rebelle à la thérapeutique médicale.
« Cette courte analyse suffit à faire ressortir les étroites analogies que présente la fièvre biliaire avec la fièvre urineuse, et à mettre en lumière les différences qui séparent les fièvres intermittentes symptomatiques des accès fébriles de l’impaludisme. »
Mais, pourrait-on nous dire: le paludisme joue le rôle d’agent infectieux vis-à-vis du foie! Le témoignage des Anciens, les travaux de A. Treille, de E. Legrain, ne laissent pas place à cette hypothèse. Voici ce que dit Legrain :