Haspel. Maladies de l'Algérie (1854), p
Frot time que : « l’intoxication chronique n'embrasse qu'un seul objet : c’est la cachexie palustre ; la cachexie est un état général de tout l’organisme provenant de l'intoxication palustre (1). »
Dutroulau, dans son Traité des maladies des Européens dans les pays chauds (1861) voit dans la cachexie : «la phénoménisation la plus profonde et la plus avancée de la diathèse paludéenne » et la définit « un état anémique de cause palustre » (2).
C’est aussi l'opinion soutenue par Gaubert (thèse de Montpellier, 1864): « La fièvre intermittente, lorsqu'elle dure trop longtemps, jette le malade dans un état de cachexie (3). »
Duboué (De l’Impaludisme, 1867) signale, lui aussi, la cachexie palustre : « J’ai déjà dit ailleurs, écrit-il, et ne cesserai de répéter que les cas de cachexie palustre sont rares et très rares dans notre contrée... » — « J’ai vu toutefois quelques cas très rares de cachexie palustre avec teint jaunâtre des téguments, bouffissure de la face, œdème partiel, intumescence de la rate, etc. (4)... »
Puis Griesinger y consacre un article dans son Traité des maladies infectieuses (1868).
À ses yeux les fièvres quartes sont celles qui sont «le plus souvent accompagnées de cachexie » (5).
Colin (1870) distingue l’intoxication chronique de la