‹ De La Cachexie PaludéenneChapitre 4 sur 47 · Duboué. De l’Impaludisme, p. 173et · texte numérisé non relu

Duboué. De l’Impaludisme, p. 173et

5. Griesinger. Traité des maladies infectieuses (1868), p. 15.%

cachexie disant du pronostic : «qu'il est quelquefois très grave..., mais le plus grand danger que courent ces malheureux c’est l'influence d’affections concomitantes auxquelles les prédispose leur débilitation et contre lesquelles ils n’ont aucune résistance (dysenterie, pneumonie, scôrbut). » (1) Les idées qu’exprime Dangerville (thèse de Paris, 1876), Zmpaludisme sans fièvre) sont analogues à celles de Colin.

Parmi ceux qui ont encore disserté sur la cachexie paludéenne il nous faut citer : Hiriz (article du Dictionnaire Jaccoud, 1874), Tartenson (Traité clinique des fièvres larvées, 1888 ); deux médecins de la marine Corre 1887 et Roux (1889) ; Laveran (1884-1898.) Enfin nous arrivons au Traité des maladies des pays chauds de Kelsch et Kiener (1889) qui a servi plus tard à Catrin pour écrire sa Monographie sur le paludisme chronique (1892).

De leur côté, Trousseau, Jaccoud et Rendu ont traité la question dans leurs cliniques. Rendu estime « qu'il n'est nullement nécessaire pour devenir anémique et cachectique, d’avoir eu des accès de fièvre intermittente répétés :il suffit d’avoir séjourné longtemps dans un pays à malaria. » Lorsqu'il y a eu des accidents fébriles, c’est surtout la fièvre quarte qui est à redouter pour

ses conséquences, nous dit encore le même auteur ; «aussi, dans le midi de la France, tout individu atteint

de cette forme fébrile est voué presque certainement à la cachexie au bout de quelques mois. »(2)

1. Colin. Traité des fièvres intermittentes, chap. IV (1870). 2, Rendu. Lec. de Clinique Mie. T. I, p. 71.

Plus près de nous, le Dantec consacre quelques pages à la cachexie dans son Précis de pathologie exotique

Et maintenant, si nous faisons une synthèse des opinions émises par la majorité des auteurs modernes, nous voyons que la cachexie paludéenne serait une modalité du paludisme chronique. Ce ne serait pas, comme Dutroulau naguère l’avait fait observer « l’état qu'on observe surtout après de longues maladies ou à la fin de certaines affections parvenues à un haut degré d'intensité. >» Non. Il faudrait y voir, comme l'indique Catrin à la suite de Kelsch et Kiener « la dernière étape de l'intoxication paludéenne chronique. » Poursuivant avec les mêmes auteurs, nous devrions voir que la cachexie est au cours d’une affection paludéenne ce que l’asystolie ou cachexie cardiaque est pour une affection du cœur. Mauviez écrit : « Le paludisme chronique avec ses hypérémies phlegmasiques représente la période de lutte de l’organisme contre l’envahisseur ; c'est la phase de compensation. La cachexie, avec ses œdèmes, ses ascites, ses scléroses viscérales, représente la période de la défaite, de la déchéance organique ; c’est en un mot la banqueroute de l’organisme | (1) » Pronostic sombre pour les uns, fatal pour les autres, tel Catrin : « Dans la cachexie la mort est la règle, la guérison, l'exception. (2) »

Le diagnostic positif ne varie guère avec les auteurs :

Anémie ;

1. Mauviez. Le paludisme à Diégo-Suarez et à Touggourt, p. 106.

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