‹ De La Cachexie PaludéenneChapitre 30 sur 47 · Lereboullet, loc. cit., observation IX, p · texte numérisé non relu

Lereboullet, loc. cit., observation IX, p

SO

contracte en 1887 des fièvres intermittentes qui furent fort intenses. IL dut rester pour « cachexie palustre » deux ou trois mois à l'hôpital de Langson, puis, convalescent, il recommence à travailler et a alors des accès de fièvre deux fois par mois. Ren- : tré en France en 1889 il peut travailler régulièrement ; à peine a-t-il de temps en temps, un accès de fièvre. Pas de syphilis. »

Pneumonie en 1898. L’année suivante douleur dans la région du foie. Ictère. OEdèmes des jambes. Prurit. Epistaxis. Somnolences digestives. Crampes dans les mollets. Pertes considérable des forces. Amaigrissement.

L'état actuel se signale par un ictère très prononcé, des doigts légèrement hippocratiques. Ventre volumineux.

Le foie est volumineux (Hauteur O0 m: 26 sur la ligne médiane).

La rate « déborde de trois travèrs de doigts les fausses côtes » (longueur : 0 m. 18 dans son grand axe).

Poumons : emphysème et foyers de râles sous-crépitants aux

deux bases.

M. Lereboullet n'hésite pas à déclarer ce cas : cirrhose hypertrophique biliaire. Il ne se laisse pas influencer par ces accès antérieurs de fièvre intermittente. Il souligne même par une indication typographique eette cachexie palustre traitée à Langson. Par là, il émet des doutes sur ce paludisme ancien. La logique même permet cette incrédulité : 1° en raison des antécédents hépatiques du malade ; 2 en raison de la difficulté que l’on a de guérir une «cachexie paludéenne » surtout en Indo-Chine, puisque si l’on adopte la manière

de voir des auteurs depuis Dutroulau jusqu’à MM. Kelsch,

—"$t— Kiener, Laveran, le changement de climat est le seul remède réellement efficace pour éviter une terminaison fatale. Quant à l'observation n° XVIII (1) elle s’appuie pour mériter le titre de cirrhose biliaire hypertrophique, de toute la haute autorité du regretté professeur Hanot. En voici l'analyse :

Il s’agit d’un malade entré à l’hôpital Saint-Antoine (Service du D: Hanot) le 3 juin 1893. Né à Paris, il aurait habité la Sologne de l’âge de 7 à 9 ans.Pasde fièvre intermittente bien nette pendant son séjour en Sologne. Pas de syphilis.

La santé est bonne jusqu’en 1890. À cette époque, étant au camp de Châlons, il est pris le soir vers 4 heures d’un accès de fièvre avec frissons et sueurs abondantes. Ces accès quotidiens se répètent pendant plus d’un mois. Epistaxis.

Après un congé de convalescence, l'individu reprend son service. Mais en février 1891, il est obligé de retourner à l’hôpital. Le ventre grossit et devient énorme. Éruption purpurique sur les jambes; prurit, Vomissements presque incoercibles, diarrhée intense, Ponctions successives amenant disparition de l’ascite. Foie gros, rate non hypertrophiée. Matières fécales décolorées. Urines rougefoncé. Cependant les phénomènes précédents s’atténuent. Le malade réformé sort de l’hôpital de Châlons.

En novembre 1891 douleurs dans l’hypocondre droit. Séjour d’une dizaine de jours dans le service du professeur Proust qui diagnostiqua une cirrhose hypertrophique biliaire.

En juillet 1892 nouvelles douleurs dans l’hypocondre. Ictère

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