‹ De La Cachexie PaludéenneChapitre 34 sur 47 · Kelsch et Kiener, loco citalo, p · texte numérisé non relu

Kelsch et Kiener, loco citalo, p

OÙ

20 au soir : 37°8. Les 4 grammes de sulfate de quinine ont ét pris et gardés,

21, matin : 40° ; puls. 100. Ictère plus marqué ; on constate dans le creux du jarret gauche un empâtement dur et douloureux qui, d’après le malade,se serait développé depuis trois jours.

Soir : 40° ; puls 120. L’empâtement du jarret s'étend à tout le genou.3 grammes de sulfate de quinine à prendre en deux fois dans la nuit.

22, matin : 3801 ; puls. 116. Bourdonnements d'oreilles et ivresse quinique; prostration extrême des forces; la teinte ictérique s’accuse de plus en plus ; même état du genou.

Soir : 39°3 ; 120 puls. Prostration, léger délire, teinte ictérique générale, la tuméfaction s’étend à tout le membre inférieur.

23, matin : 3804; puls. 132. Même état général, langue sèche, douleur vive à l’épigastre.

Soir : 39°. pouls imperceptible. Sommolence et léger délire ; extrémités froides et moites. Mort pendant la contre visite.

A l’autopsie la rate pèse 1.085 gr.; mesure 25 centimètres de longueur sur 13 de large.

Le foie pèse 2 kil. 355.

A côté des cirrhoses biliaires introduites dans le « paludisme » il y a aussi les cirrhoses alcooliques ; M. Lancereaux le reconnaît formellement. Dans son Traité il constate que MM. Kelsch et Kiener « observant dans un milieu (l'Algérie) où l'alcoolisme est aussi répandu que le paludisme, ne surent pas démêler les effets de chacune de ces maladies et attribuèrent au miasme paludéen sous le nom d’hépatite parenchymateuse nodu-

laire des faits de cirrhose alcoolique desi mieux

Eee Soie caractérisés et, chose plus difficile à croire, des cas de cancer parenchymateux du foie (1) ».

Cette remarque due à M. Lancereaux est pour nous d’une importance capitale. Elle renforce d’une manière évidente notre argumentation. Toutefois, nous ne nous expliquons pas pourquoi cet auteur a cru devoir, dans une de ses observations (2), étiqueter hépatite paludique ce qui, à nos yeux,est une cirrhose hypertrophique biliaire avec ictère chronique.

La voici, au reste, résumée, nous la discuterons après

l’avoir exposée.

F... (Célestin), 42 ans. Palefrenier. Élevé en Savoie ; pas de fièvres intermittentes. Séjour dans la Bresse, de 13 à 18 ans. Là quelques accès de fièvre intermittente précédés de frissons et suivis de sueurs.

De 19 à 36 ans, séjour à Paris ; bien portant. A cette époque un médecin qui le soigne pour bronchite trouva qu'il avait le ventre gros et lui appliqua des pointes de feu à l’épigastre,

À partir de ce moment: abattement, somnolence, inappétence, manque de forces.

Octobre 1888 : accès de fièvre, frissons, sueurs. Accès quotidiens pendant quinze jours de suite ; cessation quiuze Jours et reprise à nouveau de la même manière malgré l’emploi de la quinine èt de la liqueur de Fowler.

1890. Admission à l'hôpital Saint-Antoine.

On diagnostique une hypermégalie hépatique avec ictère. Nouveaux accès de fièvre (maxim. 41°), Sort au bout de deux

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