Catrin. Paludisme chronique, p. 18 et
= Ab
Hypersplénie ;
Œdèmes ;
Tel serait le trépied de la cachexie paludéenne.
La fièvre,les phénomènes hépatiques {ictère), nerveux, (engourdissements, somnolence, apathie), rénaux ; les hémorrhagies, les troubles respiratoires, la gangrène, tels sont, rapidement esquissés, les symptômes accessoires qui peuvent venir assombrir le tableau.
Dans la cachexie paludéenne, l’anatomie pathologique signalée dans les différents auteurs est peu nette. « Les altérations que l’on rencontre chez les individus qui meurent de cachexie palustre sont plus apparentes, plus grossières que les altérations du paludisme aigu; elles sont aussi plus variées et on a souvent dela peine à distinguer les lésions qui relèvent directement du paludisme, des lésions secondaires ou qui relèvent d’autres causes, de l’alcoolisme par exemple (1). »
Résumons, d’après les différents traités, les altérations trouvées à l’autopsie d’un individu mort cachectique :
Rate. — Son volume est augmenté très notablement ainsi que son poids. |
L'organe est sclérosé, la capsule est épaissie. Des adhérences nombreuses renforcent cette capsule et immobilisent la rate.
Foie. — Augmentation de volume et de poids. Mais ici encore il y a divergence de vue parmi les auteurs : les uns voulant y voir une cirrhose atrophique ne dif-
férant guère de la cirrhose atrophique de Laënnec (La-