Fournier, Traité de la syphilis, 1899, p
3. Barthélemy. Syphilis héréditaire tardive. Lésion du foie, Archives générales de médecine, 1884, p. 679.
qu'il est noté, c'est l’autopsie seule qui dissipa les incertitudes du diagnostic. Voici l’analyse de cette très intéressante observation intitulée: :
Tumeur gommeuse du foie chez un enfant de 13 ans. Hypertrophie de la rate. Ascite. Mort par hémorragie à la suite de rupture d’une tumeur ombilicale variqueuse, qui communiquait avec un système des veines portes acessoires :
La petite V..., 13 ans, entre le 17 septembre 1863 à l’hôpital des Enfants, « Petite fille d'apparence délicate, dans un état cachectique avancé. Elle à fait un séjour prolongé en Afrique avec son père, militaire. Elle y a contracté la fièvre intermutlente 1l y a six ans et depuis celle époque les accès se sont renouvelés plusieurs fois. » Question des antécédents syphilitiques non élucidée. Aucune trace de syphilis actuelle. Depuis quelque temps augmentation sensible du ventre. Ascite considérable, « La rate descend jusque dans la fosse iliaque gauche. » Pas d’inégalité à la palpation. Matité hépatique plutôt diminuée, Dilatation très marquée des veines de la ligne dd lale ces d’œdème des membres inférieurs. La teinte des téguments est devenue subictérique (fin octobre), L’ascite augmente, Mort par rupture de la varice, le 5 novembre.
Autopsie : Rate, 22 centimètres dans le sens vertical; 12 centimètres dans le sens antéro-postérieur. Aspect normal en coupe.
Foie : Induré dans son ensemble ; aspect mamelonné. Tractus fibreux.
Atrophie de l'organe (800 gr.) : M. Cornil fait l’examen his-
tologique et reconnaît des qommes.
La syphilis peut si bien jeter le malade dans un état
voisin de la cachexie qu’on peut lire dans une thèse
récente un cas d'anémie syphilitique prise systématiquement pour une anémie pernicieuse paludéenne. L'auteur nous dit bien que son malade est un « paludéen chronique »,maisil oublie d’étayer son diagnostic (1). II ne remarque pas qu’il se trouve en présence d’un syphilitique (chancre induré, roséole syphilitique et plaques muqueuses lors de l’entrée à l'hôpital) et que la guérison vient directement d’un traitement méthodique suivi
et répété avec des injections de biodure.
Nous avons réservé pour la fin le mémoire fondamental de la cachexie paludéenne, dû à Catteloup (2). Voyons si l’on peut accorder un crédit réel aux dixhuit observations qui constituent la partie clinique du mémoire de Catteloup. Il serait fastidieux de les énu-
mérer toutes ; nous analyserons les principales :
Ogs. III. — P..., chasseur au 10° bataillon: « Entra le 21 octobre 1845 dans mon service pour une fièvre quotidienne contractée à Lalla-Marghnia. Après plusieurs rechutes il tomba dans la cachexie, puis dans un état typhoïde compliqué de bronchite. Un ulcère gangréneux lui rongea la joue gauche. Il mourut le 26 janvier 1846. Le fore et la rate étaient à l’état nor-
mal et nous ne trouvâmes point d'ulcérations dans l'intestin. »
On peut s'étonner de ne pas être mieux renseigné :
1° sur les antécédents du malade ; 2° sur le début de la
1. Du syndrome anémie pernicieuse d’origine paludéenne. Crébassol. Thèse Montpellier, 1904, obs. IV, p. 61.
2. Catteloup. De la cachexie paludéenne en Algérie. (Recueil de mémoires de médecine et chirurgie militaires, t. VIIL, p. 21 et suiv.) Année 1851.