Laveran. Paludisme, p
veran) (1); d’autres affirmant qu’« on ne constate jamais ces cirrhoses, comme les appelait Laënnec, c’est-à-dire ces saillies très apparentes de la cirrhose alcoolique ou du foie clouté syphilitique. » (Catrin) (2). —
Reins. — Lésions inconstantes. Quand elles existent, il s’agirait de lésions de néphrites mixtes.
Poumons. — Sclérose avec noyaux hémorrhagiques.
Cœur.— Les altérations que l’on y trouve sont « accidentelles et presque toujours relèvent d’autres causes que du paludisme. » (Laveran) (3).
Les altérations du tube digestifseraient banales. Elles seraient plutôt le fait « d’une dysenterie antérieure ou concomitante » (Laveran)(4). Pour ce qui est du système nerveux, Catrin n’hésite pas à reconnaître que l’on a « souvent constaté ou cru constater de fréquentes altérations des centres nerveux et de leurs enveloppes (5).»
Quant au sang, on trouverait un abaissement considérable des hématies et des leucocytes ; le pigment mélanique se rencontrerait dans les petits vaisseaux de
la rate.
. Catrin, p. 164.
. Laveran, loco citato.
. Laveran, loco. citato.
Catrin, loco citato, p. 164.
OU © NO mi
DES FIÈVRES INTERMITTENTES DANS LEURS RAPPORTS AVEC LA CACHEXIE PALUDÉENNE
A. — Les fièvres intermittentes dites paludéennes créent-elles la cachexie si le traitement a été nul ou restreint ?
Pour résoudre cette question, interrogeons d’abord
les Anciens.
D’une manière générale, ils avaient déclaré les véritables fièvres intermittentes, parfaites comme ils les appelaient, (febres intermittentes veræ, exquisitæ), exempies de danger (periculi expertes) (1).
Hippocrate, dans ses aphorismes, avait établi ce principe : « De quelque manière que les fièvres soient inter-
mittentes, cela signifie qu’elles sont sans danger (2). »
1. Trnka. Historia febrium intermiltentium. Vienne, 1775, p. 73 et suiv. Accessiones typorum exquisitorum.