‹ De La Cachexie PaludéenneChapitre 7 sur 47 · SET · texte numérisé non relu

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Toutefois nous laisserons de côté ce qui a trait à la quotidienne. Elle devait nécessairement prêter à la confusion ; les poussées fébriles, ou même, si l’on veut, les accès quotidiens, ne sont-ils pas communs à un certain nombre de maladies : à la phlisie, aux suppuralions, aux affections du foie, etc 2.

Du reste, dans la quotidienne parfaite, comme A. Treille (1) l’a montré, on observe fréquemment l’apyrexie spontanée et prompte. Quelquefois, au bout de quelques jours, la fièvre tombe spontanément, pour reparaître ensuite atténuée, licree ou quarte. Quelques auteurs ont éié jusqu’à nier son existence, ou tout au moins la regardent comme une rarelé. |

Trnka, dans son Aistoire des fièvres intermittentes, montre suffisamment les divergences d'opinions qui ont pu exister à ce sujet. Voici un passage traduit de son œuvre : « On trouve des médecins qui nient absolument l’existence de la quotidienne intermittente, ou pensent qu’elle est extrêmement rare. Eï cette fièvre qui revient chaque jour, ils ne la considèrent que comme une double tierce, ou une triple quarte ; ou bien ils veulent qu'elle soit de la famille des continues, qui, par leur

nature, diffèrent entièrement des intermittentes. Au

1. A. Treille,. Du chlorhydro-sulfate de quinine dans la fièvre intermittente parfaite, (Communication au Congrès de médecine de Bordeaux, 1895, Tome Il, et Gazette médicale de Nantes, 1895.)

Id. Lettre sur le Paludisme à M. le D' Rendu. (Gazette médicale de Nantes, 1899.)

- nombre de ceux qui jugent ainsi furent Fernel, Plater, Sennert et plus récemment Sénac (1). »

Pour la tierce parfaite, le jugement d’Hippocrate était qu’elle se juge en sept accès au plus (2); elle ne cause pas la mort (3).

Trnka nops dit que beaucoup l'ont considérée comme étant exempte de danger (periculi expers esse a mullis creditur). Le mème auteur cite l'opinion de Forest : « Car, moi-même, dit Forest, au cours de ma pratique médicale de quarante années, je n'ai vu personne mourir de tierce, à moins que celle-ci ne se changeât en continue (4). » C'est-à-dire qu’il ne survienne une intercurrence morbide, une affection fébrile supplémentaire déterminée par une autre maladie.

Pour la quarte, les anciens étaient encore parfaitcment d'accord. Voici le jugement si favorable que portait Hippocrate : « La fièvre quarte est de toutes la plus sûre, la plus supportable et la plus longue ; outre ces caractères de bénignité qu’elle a en elle-même, elle peut encore mettre ‘une fin à d'autres graves maladies (5). »

Plus tard, Trnka, cilant cet aphorisme ajoutera : « Bien qu'Hippocrate n'ait dit cela que de la quarte, cependant on a observé que la tierce produisait le même effet. Van der Mye (De Morbis Bredanis, p. 5) affirme que

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