Hippocrate. Épid., liv. [, traduction Littré, p
des gens furent préservés de la peste grâce à la tierces
En effet, alors que dans l’épidémie de Bréda toutes les autres maladies sporadiques dégénéraient en peste, par la tierce seule lui et ses malades furent préservés (1). »
Galien disait : « La plus longue et à la fois la plus exempte de danger est la quarte (2). »
Et Celse qui fut, lui aussi, un très grand observateur, estimait que : « la fièvre quarte ne tue personne (3). »
Au xvr° et au xvirr* siècle, des médecins comme Sydenham (4), Bœrhave (5) et leurs élèves, notent encore l’innocuité des fièvres intermittentes.
« Il est bon, écrit Sydenham, de remarquer ici que, de quelque âge ou de quelque tempérament que soit la personne attaquée de fièvre quarte, si elle vient à en être reprise dans quelque autre temps de la vie que ce soit, même dans un temps fort éloigné de celui auquel elle en a été attaquée la première fois, la maladie ne sera pas fort longue cette seconde fois et se terminera d'elle-même après un assez petit nombre d'accès. »
Et Van Swieten, envisageant à son tour les fièvres
intermittentes, disait : « On les supporte facilement
pour l'ordinaire à l’aide d'un bon régime et elles font :
plus de bien que de mal pourvu qu'on ne les combatte pas par un traitement peu méthodique. L'illustre Bœ- 1. Trnka, loco citalo, p. 229.
2. Galien, De la méthode thérapeutique à Glaucon. Traduction Daremberg, livre I, chap. IX, p. 720.