Sydenham. Traduction Baumes, t.1, p
5. Bærhave. Traité des fièvres intermittentes. Aphorismes commentés par Van Swieten, p. 82.
rhave assurait que plasieurs personnes très avancées en âge, qu'il avait interrogées pour savoir si elles n'avaient jamais eu de fièvres intermittentes, lui avaient répondu qu'elles avaient été effectivement attaquées dans la fleur de l’âge de la fitvre quarte qui est la plus longue de toutes ; et je pense que les médecins attentifs à observer les effets de ces fièvres avoueront que les fièvres quartes, qu'on ne trouble par aucun remède violent et qui se dissipent insensiblement à l’aide d’un bon régime au retour du printemps, laissent les malades plus vigoureux el moins sujets aux maladies qu'auparavant. »
Même au début du xix° siècle, Bénard (1), dans sa thèse, montra sa connaissance des principes anciens : « Il peut souvent arriver que la fièvre quarte, à laquelle comme à toutes les fièvres on attache l’idée du mal, soit, au contraire, un bienfait de la nature, car il est possible qu’elle arrête ou prévienne le cours de différentes maladies. Cette fièvre, quoique la plus tenace et la plus rebelle des fièvres intermittentes. n’est cependant point par elle-même une maladie dangereuse. Il y a des femmes grosses, et Hoffmann en a vu, qui les conservent pendant toute leur grossesse sans qu'il en résulte aucun accident. Cette fièvre étant toujours une maladie longue, elle exige dans le malade une grande patience et dans le médecin beaucoup de jugement et de circonspection. »
Si nous avons un peu insisté sur la quarte (2) c'est