‹ De la cachexie séreuse des enceintes et des accouchéesChapitre 12 sur 31 · Jacquemier, Manuel des accouchements · texte numérisé non relu

Jacquemier, Manuel des accouchements

5. Thierry, De la diathèse séreuse; thèse inaug. Strasbourg, 1845.

« possible. * C’est une phrase un peu hardie , comme nous le verrons.

Nous avons éprouvé un véritable plaisir à lire un article de Kiwisch , dans son ouvrage intitulé : « Beitrcige zur Gebiirtskunde, Il insiste sur les modifications profondes que subit le sang dans sa constitution par le fait même de la grossesse, et attribue à cette crase séroso-fibrineuse , à laquelle s’ajoute souvent la polyèmie*, prevue tous les phénomènes sympathiques que l’on décrit à propos des maladies de la grossesse , mais que l’on a étudiés jusqu’à présent comme des phénomènes isolés. 11 y a certainement un peu d’exagération dans ses propositions ; mais il est dans le vrai , quand il dit que l’altération du sang est le fait fondamental, qui donne lieu à la production de certains phénomènes, entre autres à l’œdème des extrémités, à l’anasarque, en un mot à la cachexie séreuse. Quant aux varices, il prouve bien que l’on ne peut pas les attribuer à une cause mécanique, que la disposition de ces veines à devenir variqueuses reconnaît pour cause cette même crase séreuse ^ qui donne lieu à un relâchement des parois des vaisseaux, et que la position déclive des membres inférieurs explique suffisamment pourquoi ces derniers en sont le plus souvent le siège; elles diminuent par le repos, la position horizontale, et même se dissipent souvent pendant les couches.^

ScANzoNi a fait une étude encore plus approfondie du sang , et parmi les différentes altérations que subit ce liquide par le fait de la grossesse, il décrit (v. p. 5) la crase séreuse, die serose Crase. Malgré cela cet auteur ne peut s’empêcher d’accorder une certaine part dans la production de l’œdème à la compression des vaisseaux du bassin.^

M. Cazeaux reconnaît aux infiltrations séreuses des femmes enceintes des causes locales, mécaniques; puis des causes générales, qui sont au nombre de trois : l.° la diminution de l’albumine; 2.® la pléthore séreuse ; 3.® l’albuminurie. Ce n’est pas sans étonnement que nous

1. Fr. A. Kiwisch, Beitràge zur Geburtskunde. fVürzhourg j 1848.

Page 1