‹ De la cachexie séreuse des enceintes et des accouchéesChapitre 13 sur 31 · ScANzoNi , loc. cit · texte numérisé non relu

ScANzoNi , loc. cit

voyons cet auteur citer la conclusion de M. Andral, et dire ensuite que ces modifications générales de l’organisme seraient, le plus souvent , insuffisantes à la production de l’œdème , si le développement de la matrice ne venait y joindre son action toute locale. ^

La conclusion de M. Andral, c’est que la diminution de l’albumine est la seule altération du sang, qui entraîne nécessairement à sa suite l’hydropisie.^

Êiiolog^ie.

Cette énumération, qui pourrait être plus étendue encore, pourrait déjà paraître trop longue , si elle n’était intéressante sous plusieurs rapports. Elle nous apprend en effet ; 1.^ que le plus souvent il n’est question que de l’enflure des extrémités inférieures et de la vulve ; 2.® que des cas plus ou moins nombreux de cachexie séreuse ont été observés par ces auteurs, le peu de mots qu’ils disent à ce sujet le prouve assez ; 3.® que cette maladie a été méconnue en ce sens , que les accidents observés n’étaient considérés que comme des complications , comme des phénomènes isolés , on n’a pas vu le lien intime qui les rattachait les uns aux autres; 4.° que cependant on a cherché à s’expliquer la production de ces accidents, soit pendant la grossesse, soit pendant les couches, par des causes générales; on a entrevu que dans cette période de la vie de la femme, l’organisme a subi des modifications particulières, qu’on a vaguement attribuées à des altérations de liquides sur lesquelles on a fait des hypothèses pins ou moins raisonnables.

Quant à l’infiltration des extrémités inférieures , elle était due à une cause toute mécanique. C’est Mauriceau qui a fait naître cette hypothèse; avant lui on avait une idée plus nette de la cause; dans les derniers mois de la grossesse, disait-on, le volume de l’utérus

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