Astruc, Des maladies des femmes
accompagné pour lors de l’enflure des cuisses, des jambes et des pieds; il reconnaît pour cause la pression exercée par l’utérus sur les vaisseaux lymphatiques.^
Rœderer est assez vague : « gravidis vero primum abdomen tumet , pedes « ultimis demum mensibus, . . . Symptomata morbosa in hydrope quotidie y^aiigentur, in gestatione vero vel minuuntiir , vel penitas cessant.^ Il est permis de croire, d’après ces mots, que cet auteur le rattachait à une cause mécanique, dont l’action cessait après l’accouchement.^
Thebesiüs n’a fait, pour ainsi dire, que copier Mauriceau; c’est assez dire quelle était son opinion.'^
Smellie, également, attribue l’enflure des extrémités inférieures à la pression de l’utérus sur les veines iliaques; si elle gagne les cuisses et la partie inférieure du ventre, il faut en venir à la saignée, parce que cette sorte de gonflement œdémateux ne vient que de l’affaissement des vaisseaux et non pas d’un relâchement , tel que celui qui occasionne l’anasarque et la leucophlegmasie. ^
Voici ce que dit Raulin : « L’œdème des membres inférieurs doit être
« considéré comme une hydropisie Lorsque l’œdème des femmes en
«couches se forme, il se porte quelquefois d’une extrémité à l’autre, « et revient à celle où il avait commencé ; il se fait de la sérosité qui « produit l’œdème des métastases successives; elle se fixe enfin; les ma-
« lades sont heureuses lorsque cela n’est pas dans les viscères
Comme causes il reconnaît : 1.° les tempéraments délicats et pituiteux; 2.® les grandes perles de sang; 3.° la suppression des vidanges. L’auteur fait allusion plutôt à la phlegmasie blanche qu’à la cachexie séreuse.^