Lefebure, Le manuel des femmes enceintes
3. Goubelly, Connaissances nécessaires sur la grossesse, 1785.
couchement qu’elle peut provoquer; elle nuit à l’accroissement du fœtus, elle peut déterminer l’inertie de la matrice et des muscles abdominaux, et donner lieu à un travail long et pénible; cette inertie doit être attribuée à un sang pauvre et altéré}
Quoiqu’il parle à peine de l’œdème des extrémités inférieures, Hamilton recommande cependant la saignée , quand il y a des signes évidents de plénitude générale « pour prévenir les effets dangereux qui pourraient « être la conséquence de cet état après l’accouchement. ” — Cet état mérite donc quelque considération, ^
D’après Chambon, la cause la plus ordinaire de l’œdème, et en général des hydropisies qui surviennent pendant la grossesse, serait la pléthore, et la cause déterminante de l’œdème des extrémités inférieures, l’obstacle à la circulation veineuse, par la compression de l’utérus. Cependant il est des femmes infirmes ou faibles qui sont attaquées d’œdème; cet accident tire alors son origine de la faiblesse des vaisseaux , surtout des veines, faiblesse quelquefois telle, que le sang, indépendamment de l’effet d’une compression étrangère, séjourne dans les parties inférieures , faute d’action capable de le faire retourner au cœur. C’est donc à la faiblesse organique qu’il faut attribuer cet état pathologique. La constitution humide des femmes les rend sujettes à toute espèce d’hydropisies. '
La compression des vaisseaux par l’utérus est encore donnée comme cause par Antoine Petit; cet œdème disparaît quelque temps après l’accouchement; quand il s’étend aux aines, aux reins, au ventre, le pronostic est très-fâcheux. Chez les nouvelles accouchées, l’œdème des jambes est encore plus communément la suite des pertes, ce n’est pas inquiétant , et exige seulement un régime restaurateur. ^
t. Mürsinna, Abhandlung von den Krankheiten der Schwangeni fGebàrenden , etc.,
2. Hamilton, Traité des maladies des femmes et des enfants, 1798.