‹ De la cachexie séreuse des enceintes et des accouchéesChapitre 9 sur 31 · Chambon, Des maladies des femmes; 2.® édition, an Vil · texte numérisé non relu

Chambon, Des maladies des femmes; 2.® édition, an Vil

4. Antoine Petit, Traité des maladies des femmes enceintes et des femmes en couches, an VII.

ViGAROüs explique l’œdème des femmes grosses par la compression de l’utérus sur les veines iliaques et sur les vaisseaux lymphatiques; il est œdémateux ou variqueux , ou les deux ensemble. Cependant il croit que lorsque cette affection est entretenue par wu. état cachectique , qu’il y a dissolution des humeurs , l’accouchement ne la guérit pas, et qu’elle devient quelquefois mortelle. Comme on voit , il a soulevé un des coins du voile. ^

Gardien attribue également cet œdème de jambes à la compression des vaisseaux veineux et des vaisseaux lymphatiques; mais il reconnaît un autre œdème par atonie, qui arrive chez les femmes faibles : par leur constitution , les femmes sont naturellement plus disposées à l’intiltration; cette disposition est encore plus marquée pendant la grossesse, qui fait prédominer les fluides blancs. Celles qui portent des enfants volumineux, qui ont eu plusieurs couches, y sont plus exposées. Les varices sont dues à la même cause mécanique; mais il faut que les vaisseaux y soient prédisposés par leur faiblesse naturelle ou accidentelle. Quand une femme a éprouvé une perte violente à la suite de ses couches , on voit souvent l’anasarque et l’bydropisie se déclarer. (L’anasarque ou cachexie séreuse , à la suite de perte sanguine , doit être distinguée de la cachexie primitive, idiopathique.)^

M.*"® Boivin dit peu de chose : l’œdème affecte plus particulièrement les pieds, les jambes, les cuisses et la vulve chez les femmes lymphatiques : il est dû 1 à la faiblesse générale ; 2.® à la pression des vaisseaux veineux et lymphatiques , par le volume et le poids de l’utérus. ^ OsiANDER l’attribue à la compression des veines. ^

Dügès trouve que la pression de l’utérus est une cause insuffisante pour expliquer l’œdème, les varices et les hémorrhoïdes ; dans les cas

1. ViGAROüS, Cours élémentaire des maladies des femmes, 1801.

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