Planiol. Revue cril., 1888, p
le montant et voilà encore une libéralité irrévocable ; mais ce même danger peut aussi bien exister dans les trois cas de dation en paiement de l’article 1595 « car la même inégalité peut se retrouver entre le montant d'une créance et la valeur fournie » mais alors les intéressés n'auront qu’à se prévaloir de l’article 1595 in fine : « Sauf les droits des héritiers des parties contractantes, s’il y à avantage indirect. » La seule conséquence de l'assimilation de l’échange à la vente devrait consister dans l’application de cette disposition.
Enfin l’échange peut offrir entre époux des avantages pratiques considérables qui sont d’ailleurs les mêmes que ceux qui sont attachés en général à la capacité de contracter entre époux. Nous en avons déjà parlé. Nous n’y reviendrons ‘donc pas.
Concluons donc à la validité du contrat d'échange entre époux (sauf bien entendu la disposition in fine de l’article 1595), conformément d’ailleurs au principe général que nous avons essayé de poser dans la