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l'enfant dans sa famille et lui confère une certaine ‘apacité. Notre émancipatiou ne ressemble donc nullement à l'émancipation romaine.
L'étude de notre ancien droit va nous donner la clef de cette transformation.
Dans notre ancien droit, en effet, nous trouvons deux sortes d'émancipations, bien différentes dans leur origine et dans leur but, empruntées toutes deux au droit romain. L'une, usitée dans les pays de droit écrit, avait pour effet de faire cesser la puissance paternelle et de placer l'enfant en tutelle, s'il était mineur : elle venait de l'émancipation romaine. L'autre, en usage, dans loule la France, meltait fin à la tutelle et avait sa source dans une institution connue du droit romain, la venia œtatis.
L'étude de chacune de ces deux émancipations nous permettra d'indiquer quel mineur, dans notre ancien droit, ressemble à notre mineur non émancipé.
a) Emancipation à l'effet de libérer de la puissance paternelle
La puissance paternelle, en Gaule, n'est pas exactement celle qui existait à Rome. Les diverses invasions, qui vinrent mêler sur notre sol des éléments si disparates, donnèrent à la puissance paternelle un caractère assez imprécis, qui tient à la fois à la législation gauloise, à Ia législation romaine et à la législation germanique.
Le père, dans la législation gauloise, avait un pouvoir absolu sur la personne et les biens de ses