‹ De La Castration Du Taureau Debout Par Torsion LibreChapitre 7 sur 13 · INSTRUMENTS · texte numérisé non relu

INSTRUMENTS

Le procédé chirurgical préconisé par Menveux est des plus simples et des moins coûteux. ;

Il nécessite un bistouri convexe, une serviette de toile solide et fraichement blanchie, une quantité suffisante de liquide antiseptique, une pince mouchette et quelques longes et plate-longes pour les moyens de contention.

Menveux se servait d’une serviette ordinaire. Nous pensons qu'il y aurait intérêt a avoir un linge mince, très propre ou bouilli, taillé en carré; maïs dont un des côtés serait prolongé par une bande large de 3 centimètres et longue de 25.

Des expériences faites au laboratoire de pathologie bovine ont montré que ceruban permettait d’en

serrer plus facilement le cordon.

CoONTENTION

Menveux conseillait de castrer le taureau à l’étable, à la place qu’il occupe ordinairement. Son voisin de droite est laissé, celui de gauche est enlevé pour faire place à l’aide, puis l’animai à opérer est fixé à la mangeoire par sa chaîne, les deux longes enroulées autour des cornes et attachées de très près à la mangeoire pour limiter les mouvements de la tête.Le pince-nez serrant la cloison nasale, le mem-

bre postérieur gauche est amené en avant par un nœud coulant fait au-dessus du boulet avec un des bouts de la plate longe; l'autre extrémité passe entre les membres antérieurs, remonte sur la face gauche del’encolure et est arrêtée autour des cornes par un nœud en rosette, que l’on pourra défaire facilement si cela devient nécessaire. Plus animal sera fort, vigoureux, plus on le mettra en équilibre instable. S'il est muni d’un anneau, on passe une corde à

son intérieur et le pince-nez devient inutile.

L'aide se place à gauche de l’animal, faisant face au milieu du corps ; de la main gauche il tient la corde du pince-nez ou de l’anneau et de la main

droite, il attire à lui la queue.

La castration à l'étäble donne l'avantage d'opérer sür üñ animal plüs tranqüille,tout au moins au début, car il réste däns’un endroit qui lui est familier: Elle permet de bien immobiliser le sujet et de n'avoir besoin que d’un aide. Mais si cette opération est possible dans certaines étables, il n’en est pas toujours ainsi; dans bien des pays, les locaux sont étroits, mal éclairés et le sol recouvert d’une couche épaisse de fumier, limite le déplacement de l'opérateur qui doit suivre l'animal dans tous ses mouvements, sans exercer de traction sur les testicules.

Nous pensons qu'il serait préférable d'opérer à l'extérieur sur un sol meuble,ou mieux dans un pré; là, la visibilité est parfaite, l'opérateur a plus de libertés, et si l’animal se laisse tomber, la plaie opé:

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ratoire risque peu de s’infecter.Le seul inconvénient serait de mobiliser un aide en plus.

Avant d'opérer, il est nécessaire d’assujéttir l’animal, dé mañière à le maintenir dans l’immobilité exigée pour l'exécution des mänœuvres opératoires et en même temps, pour mettre l'opérateur à l'abri de toute atteinte. Les moyens à employer, devant être proportionnés à la résistance à vaincre, varieront suivant l’âgé de l'animal. |

Lorsque l’on castre un taurillon, la contention de la tête suffit, car ordinairement, saisi par les testicules, il cesse de se défendre. L'animal est attaché court et un aide vigoureux se place à gauche de l’encolure ; avec sa main droite dont deux doigts sont passés dans les naseaux, il serre la cloison, tandis qu'avec l’autre il tient la corne et agit de façon à renverser la tête en arrière et du côté de l’épaule

droite.

Pour les animaux âgés, d'ordinaire indociles et

vigoureux, ce serait insuffisant, Il faut attacher la tête soit à un poteau, ou à un arbre ; suivant ce que l’on trouve à portée. Une corde est fixée à la base des cornes, puis le front de l’animal étant appuyé au poteau, on en profite pour earouler par deux ou trois tours la corde autour de celui-ci et des cornes ; on termine par un enlacement commun du chanfrèin et du poteau et on arrête par une boucle ou une demi-clef, un aide tenant l'extrémité de la longe. Outre la tète, il faut maintenir les membres postérieurs. Un dés modes de fixation qui limite le plus

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les mouvements de l’animal est l’entravement latéral ; un lacs est fixé, par nœud coulant, au canon d’un postérieur, et l’on fait avancer ce membre, jusqu’à ce que l’animal n’y puisse plus prendre un appui solide ; la corde est ensuite enroulée une ou deux fois au dessus du genou du membre correspondant, et l’on en confie l’extrémité à un aide.

Un autre moyen de contention pour la castration décrit par M. Benoît paraît aussi très efficace. Dans ce procédé, une longue corde est placée, par le milieu, en travers de la base du garrot. Chaque chef enlace par une demi-clef, l’avant-bras d’abord, puis la jambe du même côté et deux aides tirent sur les chefs pour immobiliser et écarter les membres postérieurs.

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