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TROISIÈME DIVISION

INFLUENCE DES MODES IMPERSONNELS SUR LES MODES PERSONNELS POUR L'EXPRESSION DES TEMPS.

Cette influence peut se noter rarement d'une manière très précise, mais cependant assez pour faire entrevoir tout un système dans ce sens. Nous aurons à rappeler ici seulement ce que nous avons déjà remarqué en passant.

Les langues slaves ont peu à peu substitué le passé du participe au passé de l'indicatif par le moyen de l'auxiliaire. Liobil signifiait d'abord : ayant aimé; on disait périphrastiquement : liobil byx, je fus ayant aimé, pour : f aimai; plus tard on supprima ; byx, et je ayant aimé signifia : j'aimai. Quant à ce participe passé en l, nous avons déjà remarqué que ce fut une création de la langue slave, qui ne l'avait pas

trouvé dans la langue proethniqae. II en est ainsi dans une langue néo-indienne, le mahratta, qui forme son parfait par rindice : /; lekilaniy j^ai aimé; zalam, je fus, mais qui n'a cependant pas conservé cette forme à l'impersonnel.

Nous avons noté en latin la forme : amaminiy qui n'est qu'une vieille forme de participe passé analogue au grec (ji£vot, et qui a disparu, de sorte que pour signifier : vous êtçs aimés, on dit simplement ici : aimés, supprimant même le pronom personnel.

Enfin, le mandchou offre un exemple frappant du même procédé. Les modes impersonnels y ont une primauté incontestable, surtout le participe. Verbe : ara, écrire; participe présent : ara; parfait : ara-ha; imparfait et futur : ara-ra.

— Indicatif présent : <t bi ara-mbi = moi écrivant-être = j'écris »; aoriste : « bi ara-ha = moi ayant-écrit = j'écrivis » ; futur : <c bi ara-ra = moi devant-écrire = j'écrirai ».

— Sauf le présent qui ajoute l'auxiliaire <t être », le passé et le futur de l'indicatif s'expriment simplement par les mêmes temps du participe, auxquels on ajoute les pronoms personnels.

Il en est de même, partiellement au moins, en turc; son indicatif présent en ar n'est qu'un participe.

Enfin, les langues apalatsches emploient le même système. Verbe : isi, prendre ; is-a-i, prenant moi = je prends; is-aki, prenant eux = ils prennent.

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