‹ De la catégorie du tempsChapitre 17 sur 30 · PERSONNELLES · texte numérisé non relu

PERSONNELLES

Ce système ne domine que dans les langues indo-germaniques, où quelquefois il se trouve cumulé avec le procédé de l'augment, et où d'autres fois il se trouve seul.

Encore ce système est-il contesté. Voici en tout cas en quoi il consiste.

Il suffit de comparer l'imparfait sanscrit au présent : d'un côté xip-ami, xip-asi, xip-ati, d'autre côté a^xip-am, a-aftpas, a-xip-at, pour s'apercevoir que la différence consiste ; 4^ dans la préfixation de : a à l'imparfait, 2'' dans la suppres« sion au même temps de Yi^ fin du suffixe personnel du pré« sent.

Dans une première doctrine, il y aurait dans l'insertion de : a à l'imparfait, de : i au présent une véritable antithèse; a et » seraient des affixes, l'un préfixé, l'autre suffixe, et dont

l'un caractériserait l'imparfait, l'autre le présent. Quant à la désinence personnelle, elle serait dans tous les cas la même : am, as, at.

Dans un second système, Vi final du présent ne serait pas un suffixe, mais ferait partie de la désinence personnelle : ami, asi, ati; mais cette racine, qui n'est véritablement que : am, as, at, serait prolongée pour marquer le duratif.

Suivant un troisième, la désinence personnelle complète serait, au contraire, ami, asi, ati, et on marquerait précisément le temps secondaire en supprimant Yi, en raccourcissant la désinence.

C'est en se plaçant dans ce dernier système qu'on peut dire que le temps secondaire se forme par raccourcissement de désinence.

Le grec reproduit exactement le système du sanscrit dans les verbes en : mi.

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