‹ De la catégorie du tempsChapitre 21 sur 30 · CHAPITRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME

lianffues où il n'existe que deux expressions, aussi bien à l'objectif qu'au subjectif, l'une pour le présent, l'autre pour le passé, aucune pour le ftatur^ l'une pour le duratif, l'antre pour le parfait, aucune pour l'aoriste.

Certaines langues n'ont pas de futur, et n'ont pas non plus objectivement le temps qui lui correspond, Vaoriste; elles ne possèdent que le présent ou duratif et le prétérit ou parfait qui souvent même ne fait que la fonction spéciale d'imparfait. Ce sont les langues ouraliennes, en particulier le finnois, l'esthonien, le lapon; le présent se distingue du parfait par la voyelle de la terminaison; l'a, Ve s'y changent en i. Lapon : lep, leh, le, je suis, tu es, etc.; lijep ou lip, lih, H, j'étais, etc.; présent : etsap, etsah, etsa, j'aime, etc.; imparfait : etsip, etsih, etsi. Finnois : olen, olet, on, je suis, etc.; imparfait : olin, olit, oli. En mordwin ipelan, pelât, peli^ je crains, etc.; imparfait : pelin, petit, pets. En ostiake, Vi du duratif est remplacé par la syllabe : de^ de même en hongrois par : ta, qui ont une origine participiale; cette dernière langue emprunte un futur en : and à l'optatif.

Dans toutes ces langues le futur reste sans expression, on ne le rend que par des auxiliaires, ce qui arrive dans un grand nombre d'autres langues que nous allons énumérer un peu plus loin; la particularité consiste ici en ce que le temps

objeetif correspondant au futur manque aussi, en ce qu'il n'y a, tant à l'objectif qu'au subjectif, que deux formes.

Le futur y est donc très tardif; il s'exprime par le verbe : être suivi du participe duratif, en finnois ; olen raktMtava^ j'aimerai; il n'a pas d'expression en mordwin, et doit em-" prunter le secours d'un autre mode. Il en est de même en ostiak. En magyar, il prend l'auxiliaire : fogi^^ commencer : varni fagok, j'attendrai.

Dans d'autres langues enfin, il semble que le futur n'est jamais apparu, même avec une expression indirecte; il n'existe que le présent et le prétérit; c'est ce qui a lieu en iénissei et en kotte.

Page 1