‹ De la cautérisation dans le traitement des maladies chirurgicalesChapitre 9 sur 15 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

APPLICATIONS DE LA METHODE CAUTERISANTE AU TRAITEMENT DES MALADIES CHIRURGICALES.

(Effets thérapeutiques.)

Lorsque le chirurgien cautérise, son unique préoccupation n’est pas toujours de détruire : son but est ordinairement plus élevé; et, au delà de l’acte matériel qu’il exécute, il voit les suites de son intervention. On a donc cherché à classer sous des dénominations générales les effets thérapeutiques présumés de telle ou telle cautérisation. De là sont nées ces divisions de la cautérisation en modificatrice , révulsive , hémostatique , destructive , etc.

Nous ne nous dissimulons pas ce que ces diverses qualifications d’une même opération ont d’artificiel; au fond, il n’y a qu’une cautérisation, c’est-à-dire un acte qui a pour résultat immédiat la mort plus ou moins rapide d’une partie circonscrite du corps. Admettre une cautérisation modificatrice, révulsive, hémostatique, etc., c’est faire dévier la définition de cette opération de son sens précis pour la faire entrer dans le domaine des hypothèses et des théories.

Cette classification, cependant, si incertaine et arbitraire qu’elle soit, a le grand avantage de permettre au chirurgien de choisir immédiatement une espèce,

ou mieux un procédé de cautérisation en rapport avec le résultat qu’il cherche à obtenir.

On a pu voir que la réaction inflammatoire qui succède à l’emploi de tel ou tel caustique offre des différences notables.

L’eschare du fer rouge ne ressemble pas à celle de la potasse: tandis que l’une s’éliminera en quelques jours, et que la plaie qui en est la conséquence se cicatrisera avec rapidité, l’autre ne tombera que beaucoup plus tard, et la cicatrisation en sera retardée d’autant.

Il n’est donc pas indifférent, alors même que l’unique but est de détruire, de choisir l'agent qui répond le mieux au but qu’on se propose. Or, lorsque le chirurgien s’arme du feu ou des caustiques, il peut se proposer tantôt de modifier directement ou indirectement la vitalité des tissus, tantôt d’arrêter une hémorrhagie ou d’enlever du sein de Forg’anisme une partie jug*ée inutile ou nuisible. A chacune de ces indications répond un certain nombre de procédés de cautérisation que nous allons maintenant étudier.

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