PREMIERE PRESENTATION DES PAROIS DU PYOTHORAX
1° La permanence de la maladie serait due à l'infection des parois dont la pachypleurite serait la remière manifestation (Monop confond souvent pachypleurite et pariétite, ou plutôt il insiste sur le rôle essentiel à ses yeux de l'infection de paroi dont la pachypleurite ne serait qu’une forme transitoire. C’est de la paroi que viendraient les symptômes toxiinfectieux généraux et l'intérêt de la pleurectomie serait non seulement la mise à plat de la cavité pleurale, mais aussi l’élimination du foyer d'infection par exérèse.
2° Cette pachypleurite égale sur les deux plèvres
dominerait à la base ei n’intéresserait guère les sommets (ISELIN).
Certains auteurs décrivent en effet une étiologie assez curieuse de la pachypleurite qui serait une sorte de résidu sec des exsudats pleuraux, une sorte de vase où d’alluvion déposé aux points bas. Nous y reviendrons.
3° Par suite l’intervention sur la pachypleurite de la base est le temps le plus urgent et permet de
mieux espacer ou différer les autres interventions.
HS pee
4° La plèvre viscérale ne diffère pas de la plèvre
pariétale.
Ainsi Moxop propose-t-il comme première intervention une pleurectomie en gueule de four qui ne serait qu’une pleurotomie très large si elle ne tendait à reséquer le maximum possible de pachypleurite à la base du pyothorax. De cette façon, le malade est désintoxiqué et les autres temps thoraco ‘et pleurec-
tomie très large sont purement complémentaires.