FRAGMENTATION DES TEMPS OPÉRATOIRES
Depuis que BERNOU et FRUCHAUD ont proposé les thoraco partielles d'indication pulmonaire, le désossement thoracique reste pour les indications pleurales moins obligatoirement total. On collabe la poche pleurale seulement. Les temps sont multiples si le malade ne peut tolérer un collapsus trop brutal. Le premier temps est presque toujours un temps postéro-supérieur intéressant les quatre à cinq premières côtes. Le deuxième temps est antérieur lorsque les résections du premier temps ont négligé les fragments costaux antérieurs (plus difficiles à atteindre dans la pachypleurite par voie postérieure, et d'importance capitale, car leur persistance entraîne la formation d’une fente pleurale antérieure, rebelle au collapsus).
Les temps suivants sont généralement postérieurs. Les auteurs insistent seulement sur la nécessité des grandes résections sur les côtes basses (plus de 20 em. au minimum) et sur le danger d’infection que représente Ja proximité de la pleurotomie. Certains pourtant, tels qu’IseEzx et Monon, reprenant des
To =
remarques déjà très anciennes de FRUCHAUD, notent à juste titre que l’infection de la plaie opératoire par cette voie n’est pas nécessairement grave. Il suffit de mécher les plaies opératoires des temps inférieurs ; en quelques semaines la plaie est cicatrisée (beaucoup plus grave est l’infection de la paroi par une pariétite méconnue ; l'issue de l'opération est généralement fatale, quelles que soient les précautions prises).
Pourtant d’autres auteurs insistent sur l'intérêt qu’il y a à tenter de retarder l’infection de la plaie opératoire jusqu’au moment où le malade aura déjà retiré un bénéfice des premiers temps, qu’il n’y aura plus besoin de retoucher au sommet et que la zone infectée sera limitée par la cicatrisation des temps antérieurement effectués.