L'ASPIRATION
Nous ne reviendrons pas sur la technique de l'aspiration continue telle qu’elle est pratiquée à Châteaubriant. Nous mentionnerons seulement limportance des dépressions à mettre en jeu, variable évidemment avec chaque malade et chaque période de la maladie : petites et progressives au début pour réduire le collapsus sans déplacement médiastinal excessif ; puis très basses pour réduire parfaitement la poche pleurale (de l’ordre de 30cm. de Hg) puis moins basses pour entretenir le contact pleural sans trop fatiguer le matériel et le personnel.
Il faut être très exigeant et surveiller fréquemment la fente pleurale. Toute réduction imparfaite est une perte de temps ; toute poche mal drainée, même quelques heures seulement peut provoquer une pleurolyse ou une vomique ; tout drain mal placé peut permettre l’exclusion äu territoire aspiré d’une fistule pleurale et par suite, entretenir par cette fistule irrégulièrement drainée, la suppuration du système tout entier. | PA
De même la guérison n’est pas seulement l’amélioration qualitative et même quantitative du liquide, c’est la symphyse pleurale totale et la cicatrisation définitive de l’orifice de pleurotomie. En fait, tout le problème repose sur le retrait définitif du drain.