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Le chirurgien nettoie donc la plaie, dégage à la curette les membranes fibrino-caséeuses inorganisées (FRUCHAUD). (Remarquons qu’une aspiration antérieure décape justement la plèvre de ces dépôts), mais cet épluchage reste volontairement très superficiel. On bourre la plaie de compresses iodoformées, on fait un pansement assez serré par crainte des hémorragies, puis on attend quarante-huit heures. On
refait ensuite le pansement avec prudence.
Dans. les huit jours suivants, on commence à apercevoir peu à peu sur la plaie des surfaces grises, blanchâtres, sanieuses tranchant sur la plèvre rose avoisinante. Ces surfaces sont quelquefois percées par des perforations évidentes. Quelquefois ces perforations n’apparaissent qu’à la toux. Quelquefois même il faut promener au contact de ces régions suspectes du NO$Ag ou de l’éther pour que le malade ait une sensation laryngée et une toux qui signe la perforation de la plèvre aux bronches. De toute façon, que la lésion soit visible pendant l’opération ou les jours suivants seulement, elle commence à changer d'aspect aussitôt. On peut essayer de systématiser pour la clarté de l’exposition quelques stades de cette évolution de la manière suivante :
1° Il s’agit d’une surface caséeuse pleurale percée ou non d’une perforation. Plus ou moins vite, cette surface se nécrose et tombe; c’est le cas des pyothorax assez récents, la perforation visible va de la plèvre à la lésion pulmonaire excavée.