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2° Ce couvercle de la lésion éliminé soit par chute brutale, soit par agrandissement progressif de la perforation, on se trouve devant une caverne pulmonaire mise à plat.
3° Cette caverne est remplie de petits cratères à nouveau percés de trous qui sont probablement les bronches de drainage du territoire intéressé. C’est le cas des vieux pyothorax.
4° Dès la mise à l’air, toutes les surfaces caséeuses se nettoient; il ne reste plus bientôt que les orifices des bronches de drainage par où sort un liquide muco-purulent intarissable.
5° Il peut néanmoins exister sur une même plèvre tous ces stades au même moment. Par certains orifices sort un liquide muco-purulent, par certains autres une sorte de vermicelle caséeux. On a l’impression, chéz certains malades gravement atteints, que les lésions pulmonaires viennent peu à peu de la profondeur exploser à la surface de la plèvre, ou encore que le poumon s’élimine par couches successives, et qu’en avançant on rencontre des lésions qui étaient autrefois très loin de la surface où rien ne les trahissait jusque-là.
Sans intervention, cette évolution est très longue, d'autant plus que linfection au voisinage immédiat de la bronche de drainage est particulièrement
chronique.
Pourtant, dans certains cas, la plèvre peut guérir
seule, soit qu’elle ne présente que de petites lésions {observ. n° 11), soit que ces lésions ne soient plus
drainées vers les bronches (observ. n° 19), soit que ce drainage disparaisse heureusement. (Il est vrai que ces malades auraient vraisemblablement guéri par
la seule aspiration.)