‹ De la cautérisation des cavernes pulmonaires et des masses caséuses superficielles comme temps essential des pleurectomiesChapitre 79 sur 82 · HAE · texte numérisé non relu

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la seule ressource. On intervient donc en 8.37. On trouve une plèvre gravement infectée ; nodules et placards caséeux' multiples ; nombreuses perforations pleuropuimcnaires à manifestations plus ou moins constantes avec apparition de bulles, de gouttelettes de pus ; éliminetion de fragments vermicellés, de caséeum riche en B K. Le malade garde une température à peine en dessous de 38°. Sa plaie reste inerte ; l’épidermisation ne progresse pas, tant les surfaces caséeuses sont vastes. Pourtant, peu à peu, le grand dorsal et le grand pectoral viennent former toit sur la plaie sans que la plèvre recouverte s’en porte mieux. Départ des Fougerays en 5.38. Retour en 8.39. La plaie a peu changé. Deux pansements quotidiens sont encore nécessaires. Cependant on ne trouve plus de masses caséeuses amorphes, mais plutôt de multiples petits cratères par où sortent le pus, le caséum et un mucus abondant nettement bronchique. L’épiderme a peu progressé, sauf en bas où il semble arrêté au bord des perforations ou de certaines surfaces plus rouges que la plèvre saine et un peu ridéys.

On nitrate au crayon à partir de 8.39 ; mais le malade accuse très douloureusement, par une toux exténuante, la pénétration du caustique dans les bronches et d’ailleurs sa plèvre paraît d’une sensibilité extraordinaire. Pendant deux mois on s'attaque aux plus petits cratères notamment les plus inférieurs ; on s’aperçoit qu’une ou deux cautérisations un peu poussées suffisent pour les c'catriser, mais que ce premier résultat n’est définitif que si l’épiderme vient recouvrir le point ainsi traité. Si c’est impossible, que l’épiderme soit trop loin ou qu’il soit incapable de progresser en cet endroit, il est probable que la lésion réapparaîtra. Elle cédera d’ailleurs aussi facilement à un nouvel attouchement. Le véritable problème paraît donc alors la progression de l’épiderme.

Cette progression n’a lieu que si la plèvre est congestionnée. Il se produit alors comme un bourrelet épidermique sur les bords de la plaie qui avance peu à peu sur les parties saines ou assainies de la plèvre.

Le nitrate provoque facilement cette congestion locale, mais elle ne va pas sans hémorragies, en nappe ou par les orifices suspects. Fait curieux, l’attouchement des surfaces ridées et rouges donne souvent les picotements laryngés, indices de perforations. Bien plus, ces surfaces ainsi détergées laissent alors à nu des masses caséeuses puis des perforations, c’est-à-dire les bronches qui les drainaient.

Cette méthode permit donc en deux à trois mois lépidermisation de plus du tiers inférieur et antérieur de la plaie. Restaient quatre perforations basses et importantes, deux masses caséeuses à Ja base d’un drain dans lc creux axillaire et conduisant dans un diverticule pleural au sommet que la pleurectomie avait du négliger, et enfin, une fosse postérieure sous le grand dorsal reliée par un trajet fistuleux au diverticule du sommet,

Le crayon de nitrate paraissant peu énergique sur les grosses perforations, on les explore au cautère, au rouge sombre et on s’aperçoit aussitôt cu qu’elles représentent jl’orifice d’une bronche infectée sur un long trajet qu’il faut mettre à plat sur une grande longueur pour en avoir raison, ou qu’elles conduisent vers une masse caséeuse qu’elles drainaient imparfaitement, On nettoie, an met à plat, puis sur ce premier travail souvent important, on met un peu de nitrate qui révèle souvent encore, malgré la précision des explorations antérieures, des points bronchiques. Avec opiniâtreté, on poursuit ce travail pendant des mois jusqu’à ce qu’il ne reste plus que les deux trajets vers le haut de la plaie. À ce moment, on reprend laspiration par deux

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