Denys d'Halicarnasse, II, 74. Plutarque, Numa
2. Sicul. Flaccus, />e fo/irfiY. agror,\. Giraud, Le droit de prO' priété, p. 117.
sédés de leur emploi etremplacés par une classe d'hommes de pratique dont la profession était de procéder aux opérations de bornage. On les nomma men$ores,agrimen'sores,finUores. Leur corporation fut très considérée, grâce aux services qu'elle rendait et grâce au savoir de ses membres. Après l'opération de la limitation, Vagrimensor dressait une espèce de plan œs, forma de la parcelle limitée. Ce plan était déposé dans les archives soit impériales {\)y soit des municipes (2). Vagrimensor était responsable de l'exactitude du plan, à ce point de vue il était considéré comme fonctionnaire public et ceux qui altéraient ce monument authentique étaient punis par la loi Julia de peculatu (3). Il fallait une sanction sévère pour faire respecter ces actes auxquels la foi publique étaitdue. € Hic tamen qiiidquid instituerunt, curandum erit ut fide publica œstimetur >, dit Siculus Flaccus (4).
Les agrimensores s'occupaient aussi bien de Tarpentage, de Vagerpublicus que de Vager privatus, ils tenaient le cadastre de l'État. Leur corporation semble avoir perdu son ancien prestige à Tépoque où vécut Cicéron, ce dernier appelle celui dont il parle Decempedator, Metitor, Finitor, expressions peu honorables, mais Ulpien et les jurisconsultes qui Tont suivi ont la plus haute estime pour les agrimeusores; Théodose et ses successeurs leur donnent le titre de vin spectabiles et en font des fonctionnaires considérés.