V. M. Larnaude^ Thèse de doctorat
SECTION UI
/. De V Insinuation.
Nous avons parlé, en étudiant les mutations à titre onéreux, des registres contenant les actes privés que les Romains appelaient i4cfa. A une époque qu'il est impossible de déterminer, quand récriture se fut répandue et que les témoignages personnels ne parurent plus suffisants pour assurer la sécurité des contractants, Tusage s'introduisit de faire rédiger les actes par des écrivains publics qui louaient leurs services aux particuliers. Ces Tahilarii, tabdliones, conditionales, exceptores, avaient leur cabinet « statio » sur le forum, de là le nom d'octo forensia donné aux actes qu'ils rédigeaient. Il y avait; dans les cités les plus importantes, des archives dont l'existence nous est signalée par Cicéron (1), et qu'Ulpien désigne sous le nom de Grammatophylacium (2). On y déposait tous les actes, soit en vertu de prescriptions légales, soit spontanément, pour leur assurer une force probante plus énergique.
Au commencement du IIP siècle, nous voyons usitées, en matfère de donation, les professionnes apnd acta (3), cette professio était une déclaration faite au magistrat (4).
Mais cette professio donationis, ne faisait en rien déro-