Ibid
nion parait fondée si on considère les textes et si on refuse d'admettre que Tempereur s'était borné à donner un simple conseil aux parties.
Constantin paraît trop bien s'être rendu compte de l'importance de l'insinuation pour avoir borné à un conseil les termes de son édit. Souvent, dit-il, les donations donnent lieu à des fraudes: on nie ce qui a été convenu, et il arrive que plusieurs se disputent la propriété d'une chose donnée deux fois, ou vendue après avoir été donnée. C'était reconnaître le but véritable de l'insinuation, la protection des intérêts des tiers.
Bientôt, la nécessité d'un acte écrit disparut. Une constitution des empereurs Théodose et Valentinien (1) supprima cette obligation : t Et sine saipto donatum quid fuerit^ adhibitis aliis flocumentis, hoc qmd gerilur comprobatur ». La donation faite sans écrit pouvait être prouvée par d'autres moyens. Une autre formalité, la tradition, ne fut plus exigée pour les libéralités entre parents et enfants : « Valere donationes placel inter liberos et parentes
liberalitas probatur extitisse, licet, neque mancipatio dicatur neqtie traditio subsecuta, sed nuda tantum voluntas claruerit » (2). Il en était autrement pour les libéralités entre personnes non parentes. « Nullam donationem inter extraneos firmam esse siei traditionis videatur déesse solevinitas(3)}> . Ce défaut de tradition réelle se présentait surtout dans Les donations qui étaient faites avec rétention d'usufruit