Lex èalica titre 40^ de adframire
c'était : une touffe de gazon, un rameau, quand on voulait livrer un champ et les plantations qui s'y trouvaient. D'autres rappelaient l'idée de propriété et du droit que le propriétaire exerce sur la chose ; citons les traditions per gladiuniy per virgam, per sagittam, per cutellum, per crocia albatis, per cambutam episœpi, per colamnm, per lignum, per lanceam, per annulum, per festucam.On finit par prendre pour symbole, dit Du Cange, tout ce qui se trouvait sous la main « Denique quidquid ad mannm fuit, ad investiturarum symbola adhibitum fuit (1),
Ces cérémonies symboliques n'accompagnaient pas seulement les mutations de propriété, mais en général tous les actes de la vie des Francs. Celui qui voulait saisir rimmeuble de son débiteur allait trouver le comte qui gouvernait le canton et s'approchait de lui tenant la festuca. Ce signe confirmait la déclaration d'insolvabilité. C'était par le jet de \a festuca que le plaideur se désistait du procès et qu'il déclarait abandonner sa prétention. Enfin, toutes les fois que le Franc voulait affirnjer publiquement, il traduisait sa pensée à l'aide de ce symbole. Ce fétu était l'image des armes, celui qui le tenait montrait qu'il était prêt à défendre à main armée la propriété qu'il acquérait, qu'il était prêt à combattre pour soutenir ce qu'il affmnait (2).
Mais ces symboles n'avaient-ils d'autre utilité que de frapper les sens des contractants, de simplifier l'idée complexe du contrat et de la mutation de propriété ? Je