Maillart, sur Tart. 75 de la Coût. d'Arlois
ou délaisser Timmeuble en jugement. H était alors vendu sur un curateur et le prix était divisé suivant Tordre des privilèges entre les créanciers privilégiés, suivant le rang des hypothèques, entre les créanciers hypothécaires. Godet disait que « par l'usage du nantissement de deux obligations, la première nantie, supposé qu'elle ne soit la première, va devant. (1) »
Quelques commentateurs semblent avoir bien connu les effets et les conséquences du nantissement. Nous ne citerons à ce sujet qu'un passage de Buridan sur la coutume de Vermandois : « Le nantissement a été introduit principalement pour la liberté et assurance du commerce, et pour mieux connaître les fallaces et tromperies des débiteurs frauduleux qui ne se peuvent si aisémmt reconnaître par les hypothèques nuëment constituées par les contrats du seul consentement des parties ; afin aussi que chacun puisse, p/u5 librement et avec plus de sûreté, acheter les héritages, et pour éviter les procès lesquels ordinairement arrivent entre les créanciers sur le débat des hypothèques, priorité et postériorité d'icelles » (2).
Nous avons dit plus haut, que différents privilèges pouvaient garantir le paiement de certaines créances: ces privilèges existaient en Artois et dans quelques autres provinces du Nord (3). Nous citerons celui des copartageants pour les soultes, et celui du vendeur pour le paiement du prix de Timmeuble vendu (4).