Gaius,C. II
de juridiction volontaire, il n'était pas nécessaire pour sa validité qu'il fût acconnpli dans un endroit déterminé. Primitivement les parties durent se faire assister de témoins, ou chercher à conserver d'une façon quelconque la preuve de Tacle; on peut supposer qu'à l'époque classique, ce simulacre de procès eut la même publicité que les instances ordinaires. Nous savons qu'à partir d'une certaine époque le jugement était prononcé de vive voix après une rédaction préalable (1). Les débats oraux étaient résumés séance tenante dans un procès- verbal (2) qu'on transcrivait ensuite avec plus de soin dans les registres judiciaires (3). Les parties pouvaient se faire délivrer copie du procès-verbal définitif (4). Nous savons encore que dans les acles de juridiction volontaire, on ne faisait que dresser acte des déclarations des parties (acta gesta) (5). Aucun texte ne nous dit d'une façon positive que l'on dressait acte de Vin jure cessio; mais pourquoi n'aurait-on pas fait pour cet acte si grave, ce que l'on faisait pour les autres actes de juridiction volontaire et pour les jugements.
Rapprochons de Vin jure cessio deux autres modes d'acquérir qui reçoivent certaine publicité.
Vemptio sub corona, sorte d'adjudication prononcée par le magistratus faisant fonction de chef militaire, ou par le