‹ De la certitude:Chapitre 13 sur 20 · SB DS LA CKRTITUDB · texte numérisé non relu

SB DS LA CKRTITUDB

du philosophe allemand, la portée de ses principes, Foriginalilé de son point de Tue, sont beaucoup moins comprises que les formes extérieures, et, si l'on peut parler ainsi, les détails matériels de son système. Il ne fait à Kant qu'un seul reproc)ie : d'avoir été trop réaliste, c'est-à-dire trop dogmatique, même dans la Critique de la raison pure, en admettant l'existence du monde extérieur et la possibilité d'un monde intelligible (d'un noumène) correspondant aux idées de notre raison. Quant à la doctrine de Hume, exposée, à la manière de ^ quelques philosophes allemands, dans une suites d'extraits et de citations, ajoutés les uns aux autres ^ sans aucune réflexion qui les éclaire ou les liess entre eux, on ne peut rien imaginer de plus désor — donné et de plus inintelligible. On reconnaît, en général, dans cette partie historique, des études plu^ étendues que profondes et plus variées que sérieuses. Ce que l'auteur connaît le moins, ce sont les philosophes anciens ; ce qu'il connaît le mieux, ce sont les philosophes modernes, et surtout les philosophes contemporains de l'Allemagne et de rilalie ; mais il fait à peine une différence entre les noms les plus illustres et les plus obscurs.

Tel qu'il est, cet écrit attacherait bien davantage, et aurait obtenu peut-être un meilleur rang si la-

forme enétaitmoinsimparfaite.Nousavonsdéjàparlé du style ; le plan et la distribution ne valent pas mieux. Sur près de 700 pages dont l'ouvrage se compose, 200 àpeine, et, sironretranchecequi est étranger au sujet, beaucoup moins de 200 sont données à la théorie, qui est cependant le but véritable du concours ; toutes les autres sont remplies par Thisloire. Ici un autre défaut non moins choquapt se présente : on traverse, pour ainsi dire, quatre fois, sur les pas de Fauteur, toute l'histoire de la philosophie. D'abord il expose, les uns après les autres, depuis les premières hypothèses de l'Orient et de la Grèce jusqu'aux doctrines les plus récentes, tous ,les systèmes qui lui présentent un caractère dogmatique: ensuite il recommence le même trajet pour recueillir et faire connaître les opinions sceptiques; puis enfin il revient encore sur ses pas pour faire séparément la critique du scepticisme et du dogmatisme sous chacune des formes qu'ils ont revêtues dans l'histoire. Il y a là évidemment plus qu'un vice de composition; c'est la pensée même qui manque de justesse et de discipline ; ce sont les faits qui se trouvent défigurés et méconnus dans un cadre aussi arbitraire.

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« La métaphysique est la science des raisons des » choses : la philosophie tout entière est la science » detf sciences, etc. »

Rayaisson, De la Métaphysique d'Âristote*

(• W9L In-CéMo, forauuu eBMmkle •!• PMes.)

Si nous étions obligés de dire à quelle école appartient Tauteur de ce mémoire, un des plus considérables qui vous aient été adressés, au moins parVétendue, nous nous trouverions très-embarrassés répondre. C'est un esprit solitaire, d'ailleurs plein d( nobles intentions et d'un amour ardent pour la vérité, qui, ayant fait des mathématiques, et, dans une m( sure plus restreinte, des sciences naturelles sa principale nourriture, a voulu se créer tout seul une trine philosophique, sans avoir une idée nette ni di but, ni de la méthode, ni des vrais monuments la philosophie. Aussi est-il toujours comme enivra de lui-môme; et s'il lui arrive quelquefois de citer^^ les autres, c'est pour trouver chez eux, quand elles n'y sont pas, ses propres idées. Il pren( son inexpérience pour de l'originalité, et peut-< n'est-ce pas assez dire. Il se place sans hésiter côté des plus grands maîtres, très-fier de ne rien=:===^

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leur devoir, et d'avoir, à leur exemple, cherché la vérité -en lui-même et dans le grand livre du monde. Pourtant il se dit éclectique; mais ce prétendu éclectisme, connue on va tout à l'heure s'en assurer, n'est qu'une association informe des opir nions les plus contradictoires. Au reste» la philosophie, comme on l'entend ordinairement, n'est pas tout dans ce mémoire : on y voit rassemblées, et comme entassées dans un même cadre, les sciences et les questions les plus diverses, au point que l'on croirait avoir sous les yeux, non une théorie de la certitude, mais un traité encyclopédique des con* naissances humaines. 11 suffit, pour en juger, de connattre le plan que l'auteur s'est tracé, et auquel ^1 n'est resté que trop fidèle. 11 partage son travail ^ï^ huit livres : le premier ne contient que des vues générales sur la philosophie, «ur la marche qu'elle ^ suivie jusqu'à présent, et la réforme qu'il est *^mps de lui faire subir : le second nous ouvre une ^^currière encore plus vaste, en nous montrant ce ^ue doit être non-seulement la philosophie , mais )^ science ; en nous apprenant quelle est la différence de la science de Dieu» et de la science des Viommes, et sur quoi repose la distinction des sciences humaines, ce qui en fait l'imperfection et \a valeur, ce qui les unit et les sépare : une suite de

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digressions plus ou moins incohérentes sur les sensations et les oi^anes des sens, sur la dépendance réciproque de rame et du corps, sur les différents âges de l'humanité, et sur Ja meilleure classification des sciences, forment la matière du troisième livre. On trouve dans le quatrième et dans le cinquième, une étude comparative des facultés de Fàme et des fonctions du corps, tout

traité de physiologie à côté d'un traité de psychologie, deux sciences qui, dans la pensée de Tau teur, ne doivent jamais se séparer. Ce n'est qu'ai sixième livre qu'on définit la certitude, la proba bilité et les caractères qui les distinguent l'une d l'autre. Enfin les deux derniers sont consacrés l'analyse et à la critique des plus célèbres monu-— ments du scepticisme et des principaux systèmes qui, depuis Torigine de la philosophie, ont servi (Le réponse au problème de la certitude.

Encore si ce plan ambitieux et désordonné remplissait toutes les exigences du programme I Mais, loin de là ; il en néglige précisément les deux conditions les plus difficiles et les plus essentielles, à savoir : ce que c'est que la vérité en elle-même, si elle doit être considérée comme la nature des choses tombant sous la connaissance de Thonmie, ou si elle n'est qu'une apparence, une pure con-

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ception de notre esprit ; et quelles sonl les vérités que le scepticisme n'a pas pu ébranler, qui doivent demeurer dans tous les temps comme le patrimoine Commun de toutes les intelligences. Un système philosophique, quel qu'il soit, et surtout une théorie de la connaissance humaine, ne mérite pas <î 'être prise au sérieux si elle ne remplit pas ces <leux conditions. Voici, au reste, dans ses éléments les plus substantiels, celle que l'auteur du mémoire €à adoptée : on verra qu'elle ne lui permettait guère vme marche plus réglée ni un cadre moins étendu. Il se trouvait placé dans l'alternative ou de changer le fond de ses idées, ou de modifier le sujet du Cîoncours : entre ces deux partis, il n*a pas hésité, il a choisi le dernier.

Le principe qui domine tout son système, c'est que les sciences forment un tout indivisible, comme la nature dont elles doivent être l'expression .'Les idées générales ou les principes qui s'adressent à notre intelligence ne sont rien sans les faits qui s'adressent à nos sens ; et ni les uns ni les autres ne peuvent être conçus sans un troisième élément, qui est le nombre. Par conséquent, la philosophie ne peut se séparer de la physique ou des sciences naturelles, qui, à leur tour, supposent l'intervention des sciences- mathématiques; car, pour nous

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servir des expressions du mémoire, a il n'y a rien dans la nature où le nombre ne figure comme mi élément indispensable. » Il prend dans toute sa rigueur le précepte de Platon : « Que nul ne prétende au titre de philosophe s'il n'est géomètre, n « La philosophie, comme on Fa comprise jusqu'il présent, c'est-à-dire la métaphysique et la psycho— ^ logie, ne reposent que sur des hypothèse et der^ conjectures. C'est par les mathématiques qu'elk:c acquièrent de la certitude et qu'elles peuvent pr^ tendre à des démonstrations rigoureuses et infai libles. D'un autre côté, il faut bien considérer qiiza les mathématiques ne sont qu'un instrument ; leu j formules s'appliquent indistinctement à tout; elL^ «ont propres à démontrer tout ce qui est vrai ; mais elles ne peuvent rien créer, pas même leurs propres principes, que, du reste, elles ignorent complètement. L'intelligence seule, comme nous l'avons dit tout à l'heure, ne pouvant tirer d'elle-même, aucune espèce de principes , il en résul te que l'observation des , faits, quel'expériencedessensn'estpasmoinsnéces- j saire à la science des nombres qu'à celle de l'esprit: ou plutôt, science des nombres, science de l'esprit, science des corps, quand on les considère d'une certaine hauteur, ne sont qu'une seule et même science à laquelle il faut donner le nom de philosophie*

r II nous est impossible d'aller plus loiu sans signaler immédiatement la contradiction que recèle cet ^erçu général. Quoi I il n'y a de certitude absolue que dans les sciences ou par les sciences mathérna*' tiques, et en même temps les principes sur lesquels elles reposent, nécessairement inaccessibles à leurs démonstrations, pris en dehors de leur propro sphère, à la source de leipérience, n'auraieiU qu'une valeur hypothétique ou relative? Comment de tels principes peuvent-ils donner ce qu'il n'ont pas? Si, au contraire, ils ne sont pas inférieurs à leurs conséquences, s'ils ont par eux-^mémes cette certitude absolue à laquelle Texpérience ne peut prétendre, la raison humaine les prend donc im-* médiatement dans son propre fonds ; il y a donc un ordre de connaissances qui ne dépend en aur cune manière des faits sensibles ni des formes algébriques. Ce sont précisément ces connaissances immédiates et supérieures, qui forment an quelque sorte le patrimoine commun de toiit^ las science» et las relient les unes aux autres par un lien inévitable ; car elles ne sont pas moins que la substance da l'infalligenca. Sans elles, il n'y a ni science, ni vé^ rite, ni certitude. Mais poursuivons l'exposition dm idées qui caraci^risent plus pajrticulièremant M

Si les faits de Tordre intellectuel et moral ne peuvent pas se concevoir, et même n'eiistent pas sans les faits de l'ordre sensible, il est évident, en appliquant ce principe à l'homme, que la physiol(^e et la psychologie ne sont plus que deux parties inséparables d'une même science. Il n'y a pas, selon l'auteur, un seul phénomène de Tàme, soi un acte de volonté, un sentiment, une idée ou un sensation, qui ne dépende directement d'un<

fonction du corps, et puisse être connu sans elle L'âme elle corps, ou pour nous servir de ses propr expressions, V individualité physique et rindividuali métaphysique de l'homme, sont deux parties indi visibles d'un même tout, et c'est par un abus regrettable de la pensée qu'on s'obstine à les éludier séparément. C'est afin de remédier à cet abu qu'il nous donne tout à la fois une théorie psychol gique des facultés de l'esprit, et un résumé physi logique des fonctions du corps, d'après les idées et les écrits de Bichat. Mais ce n'est rien de rapprocher ainsi ces deux ordres de faits; il en faut montrer l'enchaînement et la corrélation nécessaire ; il faut signaler l'organe qui sert à la production de tel ou tel ordre d'idées. Or, c'est ce que l'auteur ne fait pas, et ce que bien d'autres avant lui ont inutilement tenté. En vain reconnaît-il cinq facultés

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de reutendement, comme il y a cinq organes des sens : on n aperçoit pas facilement les rapports qui existent entre ceux-ci et celles-là, même quand on n'aurait pas d'objection contre cette division artificielle. Quoi qu'il en soit, il n'est pas une seule de nos facultés, et par conséquent de nos idées, qui ne se rapporte directement ou indirectement à La vie organique, et par la vie organique au monde extérieur en général. Ce n'est pas seulement la sensation qui est regardée Tci comme l'origine première de toutes nos connaissances : c'est la sensation avec sa condition matérielle et réduite à l'état le plus Yoisiç d'un phénomène purement physique, Toici les expressions mêmes qui servent à la défi-' nir : i< Les images des phénomènes physiques ^ennejit se daguerréotyper dans le cerveau, pour être à la disposition de l'âme et devenir les éléments de toutes ses déductions, de toutes ses inductions, de tous ses jugements. » (P. 701.) Eh bien, le croirait-on? c'est précisément ce principe que l'auteur nous présente comme le seul moyen de conciliation possible entre le sensualisme et l'idéalisme. Les idées ont leur existence propre dans Fàme humaine; car les facultés qui nous les donnent ou qui ont pour fonction de les conserver n'existent pas dans les choses, mais dans notre

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esprit : Toilà ce qu'il y a de vrai dans ridéalisme« D'un autre côté, ces mêmes facultés, la raison tomprise parmi elles^ ne peuvent s'exercer qu'avec le concours des organes ; par conséquent» toutes les idées qui en dérivent doivent se rapporter d'une façon ou d'une autre à des objets sensibles et réels : toilà la part du sensualisme. Cette dernière raisott sert en même temps à établir la valeur objective de nos connaissances. Il est impossible d'entendre d'une manière moins profonde et moins exacte le plus grand problème et les deux plus grands sy9* tèmes philosophiques.

Malgré cette théorie de nos facultés intellect Quelles, beaucoup plus voisine du matérialisme que^ du sensualisme , l'auteur du mémoire se croit^ pourtant le droit de reconnaître une âme spiri — tuelle, complètement distincte du corps, et un DieUfc distinct de la nature . Quelle idée nous ferons-nous d(9 ces deux êtres, si toutes celles que nous trouvons en nous dérivent d'une certaine image imprimée dans notre cerveau par l'action des objets extérieurs? A quoi sert-il d'invoquer ici, comme on le fait, le principe de- causalité, si ce principe n'ex* ]^me originairement qu'une simple relation entie les phénomènes sensibles, et si la raison elle-mèmo^ d^ouillée de toutes les idées qui lui sont propres»

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n'est que ia £iculté d'abstraire, de généraliser, de coordonner les divers éléments fournis par lexpérieace sensible ? H est yrai que Vauleur parle aussi d'une certitude religieuse qu'il distingue de toute Att^ espèce de certitude, d'une sorte de sens religieux qui a le privilège de nous mettre en corn* itiunicatîon avec le monde invisible. Mais ce n'est ^ qu'un expédient qui ne remédie à rien; car, fA^dqoe nom que l'on donne à une faculté in tel '^tuelle, elle dépend de la raison, si elle n'est pas *^ raison même ; et ce que celle-ci est condamnée ^ ignorer absolument, l'esprit tout entier l'ignore ^\ec elle. D'ailleurs il nous serait impossible de Suivre l'auteur sur ce terrain sans manquer à toutes les cimvenances et sans méccxmailre avec lui la Umite qui sépare les questions philosophiques <ies qiiestions religieuses. Des dissertations sur Luther« sur €alvin, sur le calholiciane et le protestaaiisme, sur les dissensions actuelles de la philosophie et de la théologie, ne sont pas ici à leur place, et n'entient pas dans 1^ attributions de l'Acadéiiûe.

' JVous ne nous arrêterons pas à la partie de ce méœoîrequiest consacrée À l'exposition et à la cri tique des()iiiicî|iauxjn(Hiameiits4u scepUcisme* Ilest évi^ dent que l'auteur ne cc^malt pas par lui-çiéme lef

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sources les plus importantes de l'histoire de la philosophie, et sa critique n'a pas assez de valeur' pour faire oublier cette r^eltable lacune. Et qu'; a-tril d*élonnanl à cela? Les idées des autres, mal — J gré la plus sincère résolution de chercher partout ^( la yérité, n'arrivent pour amsi dire qu'à la surfac^^ de son esprit ; elles ne peuvent pas y entrer, tan — A il est rempli de sa propre pensée. Sa seule préoc^^^ cupation, c'est de montrer en quoi les systèmes plus célèbres ressemblent au sien et en quoi ils ei diffèrent. On sait déjà comment il apprécie le sualisme et l'idéalisme considérés dans leurs pria cipes les plus généraux. C'est ainsi qu'il se reconnu également, sauf quelques différences, dans la

trine de Descartes et dans celle de Kant. Quan^ ^ par hasard l'illusion est impossible et que les différences sont telles qu'elles ne laissent aucune pri^« à la comparaison, alors il n'examine plus, il argiJimente ; il ne raisonne plus, il accuse ; il élève urx^ question de bonne foi plutôt que de logique, absoltament comme s'il plaidait pour son honneur contre un ennemi personnel. C'est particulièrement le cas où il se trouve par rapport à Huet, à Sextus et à Hume. Ce dernier surtout est traité avec une excessive rigueur, dont l'homme na pas moins à se plaindre que le philosophe.

Le style kî ii*est mdkeiireaàefiie&l pits supérieur à la pensée ; fl est à k fioÂs încontecl et pr^leiili^ il manque des qualilés les plus nécesBures et nse aux plus brillantes. Aussi les néologisiiies et ks associations de mots les [dus bizanes n y scmt-ils pas difficiles à rmconlrer. L'auteur setait proposé pour mod^e M. de Bonald, dans sa Lègishtion primitive; mais il n a gu^ réussi qu*à imiter les défauts de cet écriyain ; par exemple, les diTisions et les subdivisions innombrables» tout ce luxe de chapitres et de paragraphes qui brisent en quel« que sorte la pensée et ne lui donnent pas la clarté si elle ne l'a par elle-même.

Cependant il y a aussi dans ce travail des qualités estimables : une connaissance très-étendue des mathématiques et de leur histoire; des observatiens justes, quelquefois neuves sur leur véritable portée et Vinfluence bonne ou mauvaise qu'elles peu- ^ent exercer sur l'esprit. Nous signalerons surtout le chapitre qui concerne le calc^il des probabilités. Les sciences naturelles, quoiqu'elles interviennent à chaque instant dans son système philosophique, sont moins familières à l'auteur : en physiologie, par exemple, son érudition ne s'étend pas au delà des travaux de Bichat. Enfin, à toutes ces connais- "^ sauces positives viennent se joindre Thabilude de

penser par soi-même , un entraînement naturel, mais pas assez réglé encore, vers les solutions Tastes, complètes, et, comme nous l'avons dit en conmiencant, un amour très-sincère et très-ardente de la vérité en toutes choses.

« On n'est jamais plus exposé à transgresser kf » règles de la logique que lorsqu'on essaye de proofer » ce qui n'a pas besoin de l'être. »

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