‹ De la certitude dans ses rapports avec la science et la foiChapitre 21 sur 46 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

peinent du mol raison. A cet égard, la raison a l'ait ses preuves ; et Dieu sait comment les philosophes Font travestie! Car ce que la foi nous donne pour des mystères, ils nous l'ont donné pour de la science. 11 en est à peu près d'une religion de la raison comme d'une langue bien faite; ce serait la perte de la religion et de la raison, et en même temps bien entendu de la philosophie elle-même.

11 y a dans les langues comme dans le cœur humain quelque chose qui est l'inverse de ce qu'on appelle la méthode, et ce quelque chose fait partie de la raison ; on conçoit Dieu autrement que par l'induction, car le résultat de l'induction n'est qu'une vérité de l'esprit, et non une vérité du cœur, incapable de porter au respect et à l'adoration.

Ainsi, quand partant d'un nombre quelconque, on sera remonté à une unité primitive, ce n'est point ce qui intéresse le genre humain. Il y a un Dieu, mais s'occupe-t-il de nous? La science est muette à cet égard, et c'est à un tout autre ordre de connaissances sans lequel la certitude n'a aucun intérêt, qu'il faut s'adresser; tout le problème est là, et l'intelligence n'y peut rien. C'est pourquoi nous sommes profondément convaincu que, proposer des problèmes tels que celui que l'Académie a mis au concours cette année, est une témérité. Et malheureusement nous croyons qu'il est la conséquence de la philosophie qui règne dans les écoles. C'est une témérité, et

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