INTRODUCTION
C'est une vérité qui n'a jamais échappé à quiconque a lu rhistoire, poussé par un tout autre motif que celui de satisfaire une vaine et frivole curiosité, et de chercher dans ses enseignements quelque chose de plus grave que les émotions du drame et du roman, ou un moyen. d'enrichir le trésor d'une érudition stérile, — c'est, disons-nous, une vérité reconnue de tout homme capable de quelque réflexion , — que la secrète liaison des principes de la politique avec l'ensemble de l'univers se manifeste au plus haut point dans l'influence que les opinions des hommes, touchant la divinité, ont exercée, à toutes les époques, sur la marche des gouvernements; — et que ces opinions, tour à tour imposées par la foi, agitées par la science, ont conservé le même caractère dont elles sont revêtues dès leur origine.
£n effet, s'il existe toujours d^s opinions différentes sur la manière dont les hommes doivent être gouvernés, c'est qu'il en existe sur la mystérieuse intelligence qui préside à leurs destinées.
Ainsi de l'expérience du passé, il résulte que la science politique est intimement liée avec la science