‹ De la certitude et des formes récentes du scepticismeChapitre 29 sur 52 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Des diféreotes sortes de cerlilnde.

Les caractères que revêt la certitude et les circonstances qui l'accompagnent ont donné lieu à des classifications ou plutôt à des distinctions naturelles, de valeur et d'importance variables. Ainsi, au point de vue de l'objet, la certitude est physique, métaphysique ou morale. Au point de vue des opératious qui la produisent, elle. est immédiate et intuitive, ou médiate et discursive. Il ne serait pas sans intérêt de considérer chacune de ces divisions en particulier, d'en examiner le fondement et la portée, de rappeler les vicissitudes qu'elle a subies. Il y aurait lieu de remarquer notamment combien a varié, suivant lessystèmes, la part faite à la certitude immédiate et à la certitude médiate, quelle est l'importance relative des certitudes physique, métaphysique et morale, suivant que l'on prend pour guides Condillac et Stuart Mill, Uescartes et Malebranche ou Pascal et Kant. Laissant de cùté ces considérations, nous nous placerons au point de vue des sources de la certitude, et la division adoptée se justifiera par ses développements, si elle nous amène à dire l'essentiel sur la question qui nous occupe. Cette deuxième partie sera donc divisée de la manière suivante : la perception extérieure et la connaissance des corps, la conscience et la connaissance de l'âme, la raison et la connaissance de Dieu, l'intellect actif et la connaissance des choses générales, et enfin l'autorité, comprenant le wns commun, le témoignage et la révélation.

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