‹ De la certitude moraleChapitre 29 sur 98 · Destinulnm de l'homme. \i. -ii't · texte numérisé non relu

Destinulnm de l'homme. \i. -ii't

elle autre chose qu'un jeu frivole et puéril*?» Et c'est précisément ce qui n'est pas possible. La voix intérieure ne trompe pas : elle commande d'agir; les convictions au moyen desquelles il m'est donné d'accomplir ma destination, ne peuvent être chimériques. La croyance est donc ce qui donne aux choses la réalité ; et dès lors entre la science et la croyance la distinction n'est pas seulement extérieure, apparente : elle est radicale, elle tient à l'essence même des choses ^ Or, comment admettre que nos convictions sont croyance, et non science, sans admettre en même temps qu'elles naissent du sentiment intime, non de l'entendement? « On ne me verra plus, » s'écrie Fichte, « me laisser aller, sur aucun sujet, à des disputes d'école,' à de bruyantes arguties philosophiques. Car pourquoi le ferais-je ? Je sais que mes convictions se forment dans une sphère inaccessible au raisonnement, je sais qu'elles ont de trop profondes racines en moi pour m'être arrachées par le raisonnement, pour en être seulement ébranlées. Je sais en outre qu'il ne m'est donné de les imposer ù qui que ce soit au moyen du raisonnement. Ma façon de penser, ma manière de voir me sont toutes personnelles : en elles je n'ai à m'occuper que de moi seul. Celui dont le sentiment intime est le même que le mien, les aura de lui-même. Dans le cas contraire, je n'ai aucun moyen de les lui faire partager. Dès lors, je sais donc que le germe d'où

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