‹ De la certitude moraleChapitre 33 sur 98 · Bestinalion de rhonme, p · texte numérisé non relu

Bestinalion de rhonme, p

mystère de ce monde, qui me donnes le mot de son existence énigmatique... Tu te plais avec l'homme de bien, simple d'esprit, mais pur de cœur..., cest lui qui s'adressant à toi, peut vraiment dire : « Fais de moi ce que tu voudras, puisque tu ne fais rien qui ne soit pour le mieux. » Celui-là, parmi tant d'hommes qui foulent la surface de notre globe, celui-là seul est apte à le connaître, à te comprendre. Mais tu ne parles jamais aux esprits superbes, orgueilleux de leur science : tu dédaignes de te manifester à eux. Ils ne te connaissent nullement : ils sont incapables de pénétrer dans l'intimité de ta nature, et si parfois croyant l'avoir fait, ils veulent enseigner aux autres ce que tu es, ils ne réussissent à tracer de toi que de fantastiques images qui provoquent tout à la fois le rire et l'indignation du sage véritable ^ »

Fichte continue son hymne. «Devant toi, dit-il encore, je me voile la face de mes deux mains. Loin de moi, bien loin de moi la téméraire pensée qu'il m'ait été donné de te concevoir tel que tu es pour toimême, tel que toi-même tu te conçois ! Il est de l'essence même de mon intelligence qu'elle ne puisse concevoir que ce qui est jeté dans le monde du fini. Il n'est aucun progrès, aucun développement au terme duquel je puisse imaginer que le fini se transforme en infini... Je n'essaierai point de te contempler en toimême. Mais les rapports qu'il t'a plu d'établir entre toi

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